Les boulangers de
Constantine ne cessent de se plaindre encore et toujours, des difficultés que
rencontre leur profession. Ils reviennent sur le problème du prix du pain,
qu'ils veulent voir actualisé, et d'autres encore, plus actuels, concernant les
approvisionnements en farine, la qualité de celle-ci, le poids des sacs de ce
produit. L'accumulation de tous ces facteurs participent, selon eux, à la «mise
à genoux de la profession en la précipitant dans les enfers de l'insoutenable,
puisque beaucoup de boulangers ont dû mettre la clé sous le paillasson»,
disent-ils.
«En début de semaine, nombre d'entre eux, qui
se sont réunis au siège de l'UGCAA, ont brandi, encore une fois, la menace de
grève, comme seule alternative pour sauver ce qui reste de la profession», nous
déclare le président du syndicat, M. Bouguerne, et ce, au sortir d'une
rencontre qui a eu lieu hier, au siège de la direction régionale de
l'entreprise «Eriad» avec son staff, pour discuter des revendications de la
corporation à Constantine.
«Plusieurs problèmes, non résolus, commencent
à donner le tournis à la profession, et ce sont ces points que nous avons
négociés avec le directeur régional de l'entreprise publique Eriad». En effet,
les approvisionnements en farine, denrée incontournable dans la fabrication du
pain, se faisaient anarchiquement avec des ruptures de stocks qui ont été à
l'origine du manque de pain chez les boulangers ces derniers jours. D'un autre
côté, la farine disponible est plutôt de qualité médiocre, dit-il, qu'à telle
enseigne que les clients se détournent de la baguette actuelle, déclarant ne
pas la reconnaître», selon certains boulangers.
Toujours selon notre interlocuteur, «nous
sommes parvenus à des accords concernant trois points au moins et ce, en
attendant la poursuite d'autres négociations. Les points d'accord concernent le
transport de la farine à propos duquel les dirigeants d' Eriad ont déclaré
manquer de camions pour assurer les approvisionnements dans les délais. Ils
proposent une concertation rigoureuse avec les boulangers afin de mieux
organiser les rotations. Par ailleurs, un accord a été trouvé aussi en ce qui
concerne le payement de la farine qui se fera par chèque et une fois la
marchandise livrée.
Pour le dernier point d'accord afférent à la
qualité de la farine, le responsable de l'Eriad confirme ces dires et a d'ailleurs
promis de veiller à son amélioration à brève échéance. De plus ce responsable a
invité ses clients à signaler à ses services toute anomalie observée dans la
qualité de la farine ou le poids non conforme des sacs.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com