L'assemblée générale ordinaire de la Chambre d'agriculture de la wilayade Constantine se tiendra ce jeudi au siège de la Maison d'agriculture. Prévule 23 août passé, ce rendez-vous fut reporté, il faut le rappeler, faute dequorum. Cette fois, cette AGO se tiendra,nous dit-on, quel que soit le nombre de présents, conformément aux statuts.Prévue statutairement chaque année, cette réunion compte à son ordre du jourl'examen de trois points, dont deux retiendront tout particulièrementl'attention des membres de l'assemblée. Tout d'abord, il y aura inévitablementla présentation du bilan moral et financier qui sera soumis à l'approbation desmembres de l'assemblée, ensuite, ces derniers plancheront sur les problèmespurement techniques et professionnels que rencontrent aujourd'hui lesagriculteurs et auxquels ils comptent consacrer le temps qu'il faut. Il s'agit,en gros, des problèmes que connaissent les secteurs de la céréaliculture et del'irrigation... «parce qu'il faut sortir le cheveu de la pâte», comme le dit leprésident de la Chambre, M. Achouri Noureddine. «Aujourd'hui le fellah setrouve dans l'impasse, coincé entre les rouages administratifs et les aléas deson métier», affirme Achouri. Le niveau professionnel des exploitants implantésdans la wilaya est très appréciable, estime-t-il, mais le fellah aura quandmême besoin d'une aide financière supplémentaire des banques et du Fondsnational du développement agricole (FNDRA) qui viendrait, en aval de laproduction livrée, lui ouvrir l'accès à la performance. Dans ce créneau, cequ'on appelle les intrants, c'est-à-dire les facteurs de production, sontdevenus très chers et toute aide est la bienvenue. «Aussi, nous allons, par lebiais de cette AGO, solliciter l'aval de la tutelle pour l'octroi de crédits»,conclut le président de la Chambre. Le problème de l'irrigation vaconstituer le cheval de bataille des agriculteurs de la wilaya pour ledéveloppement de tous les secteurs de la production agricole qui s'articule, enplus de la céréaliculture, sur le maraîchage, l'élevage bovin laitier etl'arboriculture. Du moment que le savoir-faire et le sol fourrager ne font pasdéfaut, il faut jouer à fond ces deux cartes, estiment les professionnels, pourrendre sa vocation à la wilaya de Constantine dont la zone Nord estessentiellement un bassin laitier. Toutefois, et c'est là leur principalhandicap, les agriculteurs n'ont ni les moyens, ni les capacités financièrespour aller jusqu'au bout de leurs projets. L'AGO compte mettre cela en exergueet bousculer les associations au niveau du terrain. Hélas, dit le président dela Chambre, «nous avons tenté à plusieurs reprises de le faire afin deprésenter un travail consistant, mais nos efforts n'ont pas été couronnés desuccès. Il nous faut penser à élaborer un véritable plan d'action dans cesens», ajoute-t-il. Pour l'irrigation desmaraîchages, le président de la Chambre d'agriculture révèle que, par le passé,les agriculteurs de la wilaya n'étaient pas autorisés à irriguer leurs champs àpartir des deux oueds de Boumerzoug et du Rhumel, mais aujourd'hui les autoritésconcernées ont expressément laissé entendre que les fellahs pourraient le fairedès que les travaux de collecte des bouches d'égouts pour acheminer les eauxusées et polluées à travers des réseaux de canalisation vers la stationd'épuration de Hamma Bouziane seront terminés. Dès lors, il va y avoir lacréation d'un périmètre d'irrigation de 800 hectares en aval. En amont et dumoment que les eaux polluées vont être collectées, cela laisserait la placenette, si l'on peut dire, aux eaux de sources et de pluie qui vont permettred'irriguer 2.000 hectares environ. Il y a un autre aspect important et quiaugure d'un avenir prometteur dans le domaine de l'irrigation du moment qu'ilviendrait renforcer le secteur, c'est l'existence de douze ouvrages opérationnelsdans le parc des retenues collinaires, cinq autres ont été réceptionnéesrécemment, quatre sont encore en projet dont les travaux de réalisation vontdébuter sous peu et, enfin, six en cours d'études. Cela ne manquera pasd'augmenter d'une façon considérable les capacités d'emmagasinage hydrauliquede la wilaya et donner un coup de fouet à la production agricole pour réaliserl'autosatisfaction et des surplus qui seront dirigés vers d'autres wilayas.Toutefois, on n'en est pas encore là, car il existe encore des insuffisances eneau d'abreuvoir pour le cheptel au niveau des exploitations qui ont besoin depuits de forage profond. A ce propos, M. Achouri exprimera le souhait que lesresponsables de l'hydraulique délivrent le maximum d'autorisations de forageaux exploitants afin de stimuler et sédentariser la population rurale. Dans le domaine de lacéréaliculture et depuis huit ans, la wilaya de Constantine est classéepremière à l'échelle nationale et sert d'exemple à suivre pour les wilayaslimitrophes en suscitant l'émulation de celles qui ont la même vocationcéréalière. Pour renforcer cette place et aller toujours de l'avant dans lesautres créneaux, la Chambre d'agriculture de la wilaya de Constantine vient decréer deux ateliers d'études spécialisés dans la production animale et dans laproduction végétale, avec pour mission de plancher sur toute problématique quitoucherait ce secteur spécifique et proposer des solutions.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com