Une certaine
partie du voile a été levée sur les pratiques peu orthodoxes de certaines
agences immobilières, hier, par bon nombre d'auditeurs lors de l'émission du
forum de la radio locale Cirta FM.
En effet, des
citoyens dans leurs interventions en direct sur les ondes de la radio ont fait
état « de cas d'escroqueries », dont ils ont été personnellement victimes, à
l'instar de cet auditeur qui s'insurge contre le fait que « dénichant un
appartement à acheter, le propriétaire lui à demandé 550 millions de centimes
et l'agent immobilier a fait monter le prix à 700 millions ». Cet exemple est
confirmé par d'autres auditeurs qui rapportent l'existence de plusieurs autres
cas presque similaires, soulevés en direct au forum. Plusieurs autres problèmes
ont été posés au micro de la radio, comme les cas de la vente des « pas de
porte », pourtant interdite, mais qui cependant se fait, avec la complicité
bien sûr de certaines agences, qui en ont profité pour se « sucrer au préjudice
de l'OPGI » etc. En réponse à ces accusations, le responsable du bureau de
Constantine de la fédération des agences immobilières ( FNAI), Nouredine
Barkat, tout en ne niant pas l'existence de pareils cas, insiste pour dire que
pour ce qui a trait au premier point, « il s'agit là de cas isolés, qu'il y a
lieu de faire attention à ne pas généraliser car, dira-t-il, il faut
reconnaître que c'est loin d'être la règle dans la profession».
Concernant le
deuxième point afférent à la vente « des pas de porte », il se bornera à
préciser «que ce genre de transaction est complètement interdit par la loi et
qu'en tant que fédération des agences immobilières nous n'avons qu'à conseiller
de ne pas s'y adonner, mais de lui préférer la vente par acte notarié ». Mais
les auditeurs, non convaincus, reviennent à la charge en posant des questions à
l'image de celle de ce citoyen qui, avec une cinquantaine d'autres
souscripteurs déclare, « avoir avancé à une agence, des arrhes de 20 millions
de centimes et ce pour l'acquisition d'un terrain, déposés dans une banque au
nom de cette dernière, seulement le directeur de l'agence meurt quelques temps
après et, depuis et à cause de ce décès, tous les postulants à cette
acquisition sont sevrés d'information autant pour le terrain en question que
pour l'argent avancé. En réponse à ces interrogations, M. Barkat, disculpera la
profession et conseillera aux concernés de s'adresser à la justice pour
récupérer leur argent, si bien sûr il a été effectivement déposé dans une banque,
auquel cas sa trace pourra être retrouvée. Enfin en cours d'émission, le
président de la fédération des agences immobilières a évoqué « les difficultés
auxquelles est confrontée la corporation après la promulgation du décret
exécutif de janvier dernier ».
Celui ci codifie
les fonctions et activités des agences immobilières, qui sont au nombre de 277
à l'échelon de la wilaya, dont seulement 180 activent et 95 d'entre elle
seulement sont affiliées à la fédération. La déprime dans le secteur fera en
sorte que « l'application du dit décret, imposant la détention d'un diplôme
supérieur pour pouvoir exercer, ne manquera pas de soumettre près de 95% des
agences à des difficultés sans nom, dont celui de les contraindre à procéder à
un recrutement d'employés diplômés, qu'elles ne pourront pas payer, même au
SMIG », souligne-t-il.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com