Le 5 octobre n'est pas une date fétiche à célébrer chaque année, mais un événement qui n'a pas encore livré tous ses secrets.Le 5 octobre 1988, une date qui demeure encore vivace dans la conscience de la société algérienne. Un tournant décisif dans l'histoire politique de l'Algérie, 25 ans après, qu'est-ce que cela veut dire pour la génération Facebook' A-t-elle une idée de ce qui s'est passé durant cette journée horrible et les journées non moins horribles qui la suivirent où la génération Reebok bascula dans l'émeute et le désordre' Etait-ce le résultat d'intrigues de palais jetées dans la rue ou un «chahut de gamins» récupéré et manipulé par des comploteurs professionnels agissant pour le compte d'une mouvance intégriste prise en charge par l'aile conservatrice d'un FLN au bord de la dislocation' Pour pouvoir répondre à ces questions, il faut d'abord remonter jusqu'à l'automne de l'année 1986 et les émeutes juvéniles de Sétif et de Constantine.
Les capitales de l'Est et des Hauts-Plateaux furent secouées par des troubles sans précédent qui furent réprimés dans le sang.
L'histoire retiendra que sans l'attitude nationaliste du général Mostefa Belloucif, qui refusa catégoriquement d'envoyer les militaires dans la rue, l'Algérie aurait basculé dans un chaos généralisé.
Plus tard, feu Belloucif fera l'objet d'un complot qui l'envoya en prison. Lui en a-t-on voulu pour son refus d'impliquer l'armée dans des troubles créés par des civils' Pour de nombreux témoins directs, le 5 octobre constitue un remake du «coup» raté puisque les régions de Sétif et de Constantine évitèrent l'embrasement.
En un mot, les émeutes d'octobre 1988 ont été le théâtre sanglant d'une conspiration qui s'est jouée dans les coulisses et dont l'un des objectifs était de neutraliser l'aile progressiste du FLN avant d'envoyer carrément ce parti au musée de l'Histoire.
Le rappeler aujourd'hui ne signifie nullement que l'on a oublié le sacrifice des victimes innocentes tombées dans l'embuscade tendue par certains intrus infiltrés qui avaient réussi à semer la discorde dans les rangs de l'ancien parti unique en planifiant son implosion avec la complicité de certains opportunistes. Il s'agit d'une réalité vécue et rapportée par plusieurs militants dont le témoignage confirme la thèse du complot ourdi contre l'Algérie. Il n'y a que ceux dont la mémoire est courte qui ne se rappellent pas comment les conservateurs du FLN s'étaient alliés aux leaders intégristes, et comment les clandestins du Pags (Parti de l'avant-garde socialiste) du Parti des travailleurs cédèrent à la provocation.
Le 5 octobre n'est pas une date fétiche à célébrer chaque année, mais un événement qui n'a pas encore livré tous ses secrets.
Le retour sur ce «printemps arabe», exporté aujourd'hui dans la majeure partie du monde arabo-musulman, traduit néanmoins les grandes lignes qui ont fait basculer l'Algérie vers le côté obscur, aggravé par l'avènement des partis islamistes, notamment le FIS dissous ayant pris naissance sous des cieux occidentaux. Tout était programmé pour déstabiliser le pays. Manoeuvres et manipulations ficelaient le complot de ce parti dissous dont les visées étaient de provoquer une guerre civile.
Le but a été atteint, des milliers d'innocents furent assassinés, femmes, enfants, vieillards.
Des intellectuels, des hommes politiques, des militaires et policiers.
L'arme intégriste n'épargnait personne. On ne sait presque rien des manigances des coulisses, mais on sait en tout cas, que tous les partis islamistes créés au-delà des frontières se sont introduits pour accomplir une mission!
Certains islamistes, après plus de 15 ans de lutte antiterroriste, aspirent encore à prendre le pouvoir.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ikram GHIOUA
Source : www.lexpressiondz.com