
Lors de son bref passage à Maghnia où il était venu superviser la nouvelle pièce d'Ahmed Benaïssa Amour perdu, Mohamed Yahiaoui, directeur général du Théâtre national algérien a tenu à nous parler des résidences de création soutenues par son institution et l'importance de l'histoire dans la théâtre, entre autres?D'aucuns se sont interrogés sur le choix de la ville de Maghnia pour la production d'une pièce de théâtre professionnelle?C'est très simple, ce choix est motivé par des raisons concrètes.Cette ville, qui a une grande tradition dans l'art de la scène, offre toutes les commodités (une salle de spectacles, des infrastructures hôtelières, un public intéressé?) pour produire un travail de qualité.Nous avons déjà réussi ici une première expérience avec Nedjma de Kateb Yacine. Et puis, vous savez, ces résidences de création permettent de former des jeunes dans le domaine du théâtre, nous sommes de ceux qui prônent la continuité ; enfin, je ne vous cache pas que le TNA a ce désir de contribuer pour cet art à Maghnia.Des résidences de création organisées et complètement soutenues par le TNA 'Exactement ! Actuellement, il y en a quatre sur le territoire national : à Maghnia, Ghardaïa, Oued Souf et Tébessa. Toutes les pièces montées dans ces résidences seront représentées à l'événement «Constantine, capitale de la culture arabe» et tourneront en Algérie.Un constat : beaucoup de spectacles traitent de l'histoire? lointaine, si l'on ose dire...Il y en a huit exactement qui entrent tous dans ce qu'on peut appeler la rubrique «le théâtre et l'histoire» En fait, un art qu'on voudrait être au service de l'histoire, notre histoire. Mais, pour l'événement de Constantine, pas moins de 40 productions, tous âges et tendances confondus, y sont programmées. 30 pour les adultes, 10 les pour enfants et 4 spectacles chorégraphiques.Histoire lointaine ' Syphax, Massinissa, Nedjma et tous les autres spectacles déjà montés ou en cours de montage, c'est notre histoire à nous tous. Ces textes, qui ont été présentés à la commission de lecture, ont eu l'aval des membres de cette dernière et nous sommes satisfaits du travail qui s'est fait et qui est en train de se faire. Notre souhait, c'est que l'université adopte le théâtre? car elle le peut.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Chahredine Berriah
Source : www.elwatan.com