Une conférence régionale sur la méthode du téléenseignement s'est déroulée, hier, à l'université Mentouri de Constantine (UMC), avec la participation des représentants de 24 établissements de l'enseignement supérieur de l'Est algérien, et en présence de trois directeurs centraux du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS).
Selon M. Latrèche, vice-recteur de l'UMC, «cette rencontre intervient dans le sillage de la conférence nationale du 15 avril dernier, organisée par le ministère sous forme de plénière et de trois ateliers thématiques. C'est tout naturellement les réflexions et les recommandations dégagées dans ces ateliers qui ont poussé la tutelle à demander l'organisation de rencontres régionales afin de les approfondir avant de les mettre en pratique. Dans ce cadre, a-t-il ajouté, le MESRS a mis en place une commission chargée du téléenseignement et aujourd'hui, c'est la première réunion du genre qui a planché sur les aspects liés à l'organisation et à la réglementation des structures chargées du téléenseignement dans les établissements de l'enseignement supérieur».
Le téléenseignement, a expliqué ensuite le vice-recteur, c'est la mise à disposition des enseignements via les technologies de l'information et de la communication. Pour cela, la feuille de route mise en place par le ministre pour le développement de la stratégie de l'enseignement supérieur en Algérie a mis en exergue trois étapes essentielles: la numérisation de tous les documents pédagogiques, c'est-à-dire les cours qui sont donnés par les enseignants, et leur mise à disposition sur les sites des établissements. La seconde étape préconise le système de vidéoconférences pour permettre aux étudiants d'une région considérée de participer, à distance, à des cours faits dans une autre région. Selon notre interlocuteur, grâce aux nouvelles technologies de l'information et de la communication, cette méthode permet à tout le monde d'accéder à la science et à l'information. Enfin, une troisième étape sur laquelle tous les établissements ont commencé à travailler est constituée par l'élaboration des cours conformément aux normes des standards internationaux où l'enseignant est en liaison avec ses étudiants qui peuvent être au niveau de l'université ou situés à une très longue distance.
Dans le même registre, le vice-recteur de l'UMC a tenu à faire remarquer que le téléenseignement n'est pas tout à fait nouveau dans le secteur de l'Enseignement supérieur, puisque l'Université de la formation continue (UFC) l'utilise à son niveau depuis l'année 2OO1. «En effet, l'UFC peut être considérée, à juste titre, comme étant la pionnière dans ce domaine», a souligné M. Latrèche.
Commentant la journée d'hier, ce dernier a estimé que celle-ci a été riche en débats et propositions. «Il y a eu des recommandations qui vont être approfondies. D'autre part, après l'Est, il y aura encore, dans les jours qui viennent, des rencontres similaires qui vont se dérouler au niveau des régions Centre et Ouest du pays. Par la suite, il y aura une synthèse qui va donner sûrement un plus à la structure du téléenseignement pour développer et généraliser cette méthode».
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com