Cela fait un peu
plus d'une semaine que le siège de l'UGTA Abdelhak Benhamouda de Constantine
est toujours fermé. Le responsable des finances, M. Talhi, chargé également de
l'administration et du patrimoine, envisage à son tour de saisir le procureur
de la République et de déposer une plainte contre ceux qui ont changé les
serrures du bâtiment sans le consulter et sans remettre un double des clés à la
conciergerie.
«Dans pareilles
conditions, indique-t-il, je ne sais pas ce qui se passe à l'intérieur. Et par
ce recours, je veux dégager ma responsabilité, et ce depuis la date du 23
février au soir, date à laquelle les portes du siège ont été fermées ». Toutes
les raisons données auparavant ne semblent pas tenir la route. Ainsi, ni les
démarches administratives pour avoir l'autorisation de rouvrir la maison du
syndicat, ni celles consistant à ramener un huissier de justice pour
l'établissement des constats nécessaires, ne peuvent expliquer tout ce temps et
ce retard dans la reprise des activités du syndicat. Reprise des activités à
l'intérieur de la maison Benhamouda, que beaucoup attendent avec impatience, à
l'instar des sections syndicales des différentes entreprises, qui sont
rassemblées par plusieurs petits groupes devant le siège. Chose qu'ils
aimeraient plutôt faire à l'intérieur ; malheureusement, les portes closes du
bâtiment les en empêchent.
Questionné sur le
temps pris pour la réouverture du siège et sur la situation générale du
syndicat dans la ville du vieux rocher, le président de la commission chargé
des préparatifs du congrès de wilaya de l'UGTA, et installé auparavant à Alger
comme nouveau secrétaire général de l'union de wilaya, M. Arafa, précise que la
maison Benhamouda va rouvrir incessamment. Selon lui, «il ne reste qu'un
problème de cadenas à régler. Les serrures ayant été bouchées par des détritus
divers, il y a juste lieu de trouver, dit-il, un bon serrurier pour les enlever
et reprendre le plus normalement du monde les activités».
Concernant la situation
de l'UGTA à Constantine, il dira « qu'il est dommage qu'on en soit arrivé là.
Il y a eu des décisions de la centrale syndicale, et le minimum de discipline
et de militantisme impose de s'y soumettre et non de s'entêter et se cramponner
malgré tout à un fauteuil, jusqu'à causer des préjudices au bon fonctionnement
du système », conclut-il, en faisant allusion à l'ex-secrétaire général Mehdi,
sans le nommer.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com