Créé depuis 1989, le service de neurochirurgie de l'EPH Krim-Belkacem, dans le sud de la wilaya de Tizi Ouzou, est enfin devenu opérationnel cette semaine, a affirmé Lounès Bounous, le directeur de cet établissement hospitalier. Les activités de ce nouveau service, qui vient enrichir davantage la panoplie de spécialités déjà assurées par cette plus importante structure sanitaire du sud de la wilaya, viennent de débuter avec des interventions chirurgicales effectuées sur deux malades atteints de lourdes pathologies. "Nous avons réussi avec succès le démarrage de l'activité en neurochirurgie. Celle-ci a été entamée pour la première fois à l'hôpital avec deux malades opérés avec succès d'une compression médullaire cervicale associée à une thrombose cérébrale et d'une médullaire thoracique par épuridite avec paralysie des deux membres inférieurs ayant très bien récupéré", nous a expliqué un médecin exerçant dans ce nouveau service.Selon notre interlocuteur, d'autres sous-spécialités pourront être assurées dans ce service à deux conditions, à savoir la réception du consommable et l'accord éclairé de la réanimation. Parmi ces sous-spécialités figure, selon notre interlocuteur, la neuro-oncologie. Il s'agit, en d'autres termes, explique-t-il, de la prise en charge des tumeurs cérébrales bénignes et cancéreuses superficielles, des hydrocéphalies, de la pathologie malformative crânienne, de la traumatologie crânienne, de la plastie osseuse du crâne, de l'hernie discale cervicale, de certaines tumeurs rachidiennes et d'autres encore. Selon le directeur de cet EPH de 240 lits, l'autre nouveauté dans ce service est l'adoption de la télémédecine avec le service de neurologie du CHU de Constantine.
"Le professeur M. Boublata, chef de service de neurologie au CHU de Constantine, nous a donné son accord. Il ne reste qu'à mettre sur pied les mécanismes pour réussir cette idée", explique Lounès Bounous. Concernant le retard accusé dans la mise en fonction de ce service mis en place depuis maintenant 31 ans, le directeur nous a expliqué qu'il y avait des instruments spécifiques qui manquaient et qu'il fallait une véritable gymnastique pour les acquérir. "C'est ce que je fais à chaque fois que je trouve un service mal ou peu exploité : j'engage des procédures pour le rentabiliser au maximum", dit-il. Par ailleurs, Lounès Bounous a tenu à expliquer que cet hôpital devait également mener une vaste opération de chirurgie de la cataracte au profit de 300 patients dépistés récemment mais que malheureusement, dit-il, ces interventions chirurgicales ont été reportées à cause du coronavirus à la mi-mars. "Les personnes concernées bénéficieront de cet acte chirurgical après l'éradication de l'épidémie au moment propice pour ce genre de chirurgie", a-t-il rassuré, indiquant que "c'est là un engagement pris et qui sera honoré prochainement", et ce, d'autant que, a-t-il appuyé, le service dédié au Covid-19 s'est déjà vidé depuis le 16 mai dernier.
O. Ghilès
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ghilès O
Source : www.liberte-algerie.com