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Le relogement se poursuit et la machine administrative se remet en branle La ville de Constantine peine à retrouver sa splendeur



Le relogement se poursuit et la machine administrative se remet en branle La ville de Constantine peine à retrouver sa splendeur
Photo : M. Hacène
De notre correspondant à Constantine
Nasser Hannachi

Constantine qui détient un lourd héritage en la matière, cumulé depuis l'indépendance, peine toujours à se délester de l'appellation de «capitale des bidonvilles». Elle totalise un nombre record de sites. On y compte 65, dont 9 implantées au chef-lieu. Pis, la plupart de ces sites sont érigés sur des terres domaniales. Cette configuration enlaidissant la cité millénaire vient priver en quelque sorte des réalisations de projets à utilité publique. «La ville devrait être relookée en l'espace de 3 ans ». De l'avis des responsables du secteur, notamment celui du wali, au terme des agitations ayant ébranlé la rue, « la wilaya poursuit son travail en matière de relogement et vise à éradiquer les sites au fur et à mesure que les unités se réalisent. L'attribution se fera dans la transparence totale et ouvre accès aux ayant droits ». Une manière d'apporter un apaisement à la grogne de la rue, notamment pour relancer de plus belle les modalités et critères de recasement sujets de tout temps à des gronderies externes. Pour cela, il y avait une part de vérité étant donné la longévité des bidonvilles qui subsistent ! Autant de formules et de relogement ont été opérés depuis 2003 spécialement grâce à l'attention particulière des pouvoirs publics. En vain. A chaque relogement ou octroi de maisons, la grogne atteint son paroxysme. On décrie l'impartialité de l'administration locale. Une situation qui a contraint les décideurs locaux de recourir à une autre approche pour mettre fin à la «suspicion» ayant prévalu dans la confection des listes. Il a été question d'y apporter un changement radical. Ainsi pour demeurer agile et vigilent, on n'a cessé de réitérer la nécessité de revoir et d'actualiser l'opération de recensement établi en 2007. Ce dernier a été mis à jour par le bureau d'études de la société d'architecture et d'urbanisme (SAU) en 2011 avec la collaboration des comités de quartiers qui veillent au grain pour éviter d'éventuelles infiltrations dans le listing entériné. D'ailleurs, cela constitue un article parmi les 8 couchés sur le contrat-programme. «C'est une stratégie fiable pour lutter contre l'habitat précaire» soutient-on du côté des officiels qui ajoutent que «le recensement ne se limite pas à dénombrer les taudis seulement. Les personnes qui y résident sont le seul paramètre fiable. Dès lors, le nombre de familles recensé sera mis à approbation ou non par les représentants de quartiers ». Soit une première option du genre appliquée à l'échelle nationale, selon le chef de l'exécutif qui vise à mettre terme à la prolifération des «gourbis» mais aussi pour arrêter une liste exhaustive des personnes qui y vivent. Au départ 10 000 familles étaient concernées par ce nouveau mode de traitement. La multiplication des contestations s'est élargie par le relogement, ces dernières semaines, aux anciens programmes. Le ton aura été donné, voire aggravé par un autre fardeau lié au retard dans la réalisation d'un ancien programme du logement social participatif (LSP). Des dizaines de citoyens ont défilé devant le siège de la wilaya pour porter leur doléance au premier responsable de la ville et l'interpeller pour défendre leur cause. Ils se disent lésés par la surenchère imposée par un promoteur. Cette attente de plusieurs années est jugée inadmissible et même contraire aux clauses consignées au départ. Tel est le fragment du chantier de l'habitat, pourtant endossé par des largesses des pouvoirs publics quant aux concours financiers envers les opérateurs, mais qui ne profite pas aux citoyens concernés par l'acquisition d'un toit. C'en est une parmi les formules les plus contestées à Constantine et que les autorités tentent d'aplanir. Il n'empêche que cette irrégularité ne puisse éclipser les mesures entreprises pour l'éradication de l'habitat précaire au niveau de cette wilaya depuis la mise en place des dits contrats programmes au profit des citoyens vivant dans les taudis depuis des décennies pour peu que les chantiers attribués aux opérateurs et DLEP soient en adéquation avec le calendrier pour ne pas dépasser l'échéance de 2014, date butoir de livraison de «Constantine dénuée de son cliché» précaire.
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