Les déclarations du chef de l?Etat à Constantine continuent de susciter des réactions de la part de la classe politique. « En déclarant qu?il n?y a pas un pays où existent deux langues officielles, Abdelaziz Bouteflika révèle trois données, à savoir, une inquiétante inculture politique, le recours à la division pour imposer son pouvoir absolu, la corruption et la manipulation comme pratiques privilégiées dans la gestion des affaires publiques », a noté le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), dans un communiqué transmis, hier, à notre rédaction. « La Suisse, que le chef de l?Etat fréquente assidûment, a quatre langues officielles. Sur notre continent, de nombreux pays assument la co-officialité de leurs langues », a rappelé le parti de Saïd Sadi. Faisant le lien entre la charte pour la paix et la réconciliation nationale et le déni identitaire, les rédacteurs du communiqué ont souligné que « le référendum, qui a été annoncé comme un pacte de réunification, dévoile un jeu pervers (...) A longueur de meetings, dignes des regroupements que l?armée coloniale imposait aux ?indigènes?, Bouteflika excommunie ceux qui osent manifester une indifférence, souffle sur la braise pour attiser les tensions entre laïcs et conservateurs et relance les vieilles provocations contre l?amazighité ». Evoquant la visite effectuée par le chef de l?Etat en Kabylie, le RCD a relevé que « le chef de l?Etat vient de découvrir, à ses dépens, que les manipulations et la corruption ne peuvent venir à bout des traditions de luttes arrachées au prix fort par plusieurs générations ». Par conséquent, est-il écrit, « le sort qui lui a été réservé à Tizi Ouzou est un message qu?il ne peut ignorer ». Plus loin, le RCD a continué son réquisitoire au vitriol contre le Président : « Cynique, il largue les ?chargés de mission? que son chef du gouvernement lui avait offerts comme une alternative à un siècle de lutte pour la liberté et la justice (...) Bouteflika veut le pouvoir absolu par la corruption, l?abus d?autorité et la division de la nation. » Pour conclure, le parti de Saïd Sadi a estimé qu?« il faut bien mal connaître les sacrifices et les aspirations du peuple algérien pour croire que ces égarements irresponsables peuvent arrêter la roue de l?Histoire ».
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A. Benchabane
Source : www.elwatan.com