Constantine - A la une

Le programme du ramadhan compromis '



Le programme du ramadhan compromis '
La maison de la culture Mohamed-Laïd-El-Khalifa de Constantine est, depuis plus d'un mois, plongée dans le noir. Ce qui a contraint les responsables de la culture de la wilaya à chambouler leur programmation, et bon nombre d'activités ont été annulées ou reportées. Sonelgaz, qui a procédé à la coupure du courant à la maison de la culture mais aussi à la salle de spectacles Ahmed-Bey ainsi qu'au siège du commissariat de l'année de la culture arabe, réclame le payement d'une facture d'un montant de 4,4 millions de dinars, couvrant le premier trimestre de 2016.Contacté, l'ancien président du département communication du commissariat de l'année de la culture arabe, Kamel Belkacem, nous a affirmé que le comité exécutif de la manifestation culturelle arabe a réglé toutes les factures et ses dépenses entrant dans le cadre de l'année culturelle. Il ne peut y avoir, selon lui, de dépenses supplémentaires après le 16 avril dernier. De son côté, le directeur de la culture, Abdellah Bougandoura, a affirmé que cette facture concerne l'énergie consommée au début de l'année 2016, et donc les derniers mois de la manifestation. Selon lui, « le commissariat de la manifestation­'dont l'activité prendra fin officiellement le 31 décembre 2016'est seul habilité à payer le montant réclamé par la Sonelgaz ». « Nous sommes une direction reliée à la wilaya. Nous n'avons pas les moyens de couvrir les besoins d'une telle infrastructure tels le parking, la sécurité, l'entretien et la consommation d'énergie. Nous espérons que le problème se réglera rapidement, car en plus d'avoir gelé certaines de nos activités, il est fort possible que nous soyons dans l'obligation de ne rien programmer durant le mois de ramadan », déplore-t-il. Légalement, la direction de la culture ne peut honorer les factures d'un établissement qui n'est pas sous sa tutelle. D'après nos informations, avant de procéder à la coupure d'électricité, la Sonelgaz avait envoyé des mises en demeure au comité exécutif.La meilleure des solutionsLa solution serait certainement d'octroyer un statut légal à cette infrastructure, ou tout simplement de la rattacher à la maison de la culture Malek-Haddad qui dispose de toute une administration. En tout cas, selon nos informations, au ministère de la Culture on est en train de plancher sur la question. Rappelons aussi qu'à l'occasion de la clôture de la manifestation culturelle arabe, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, avait justement évoqué en conférence de presse, le cas de la salle de spectacles Ahmed-Bey.« Un statut d'Epic serait la meilleure solution pour gérer et rentabiliser celle-ci », avait il déclaré. A l'heure actuelle, cette bâtisse est dépourvue d'un statut, malgré les travaux de rénovation dont elle a bénéficié pour les besoins de l'année culturelle arabe. Elle est toujours rattachée à la direction de la culture. Ces coupures d'électricité, l'absence totale d'activités à la salle Ahmed-Bey depuis le 16 avril, et une programmation estivale en partie compromise, traduisent ce que redoutaient les citoyens et autres acteurs du milieu artistique de la ville : l'après-Constantine, capitale de la culture arabe 2015.
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