Constantine - Revue de Presse

Le processus de Barcelone enterré

Union pour la Méditerranée, l?ébauche se précise Le processus de Barcelone définitivement enterréUnion pour la Méditerranée, l?ébauche se préciseL?ébauche autour du projet de l?union pour la Méditerranée prend forme au fur et à mesure que Paris et Berlin s?autorisent des concessions mutuellement. Ces deux capitales européennes, dont l?accord sur le charbon et l?acier au lendemain de la Seconde Guerre mondiale a jeté les fondements de l?Union européenne que l?on connaît actuellement, semblent être tombées d?accord sur le sujet. Elles se sont entendues pour rebaptiser « Union pour la Méditerranée » la politique européenne de coopération avec les pays du sud de la Méditerranée, selon l?AFP, hier, qui cite un document préparé par les deux pays pour leurs 25 partenaires de l?UE. Ce document, selon la même source toujours, indique que le « processus de Barcelone », lancé en 1995 par l?UE pour se rapprocher de ses voisins du Sud, sera intitulé ??Union pour la Méditerranée?? (UPM). Ainsi Sarkozy et Merkel semblent avoir aplani quelque peu leurs divergences pour se fixer au moins sur le principe, et non des moindres, de supplanter le processus de Barcelone par l?union pour la Méditerranée. Cité par l?AFP, le secrétaire d?Etat français aux Affaires européennes, Jean-Pierre Jouyet, avait estimé la semaine dernière qu?« Union pour la Méditerranée » était une « meilleure marque » que « processus de Barcelone ». Ce texte est la première version écrite du compromis trouvé la semaine dernière entre le président français Nicolas Sarkozy et la chancelière allemande Angela Merkel. C?est aussi la première proposition formelle sur ce projet controversé à être présentée aux autres pays de l?UE. Le document doit être présenté formellement aujourd?hui par le duo Sarkozy-Merkel lors du dîner avec leurs homologues de l?UE à Bruxelles. A titre de rappel, lors d?une réunion tripartite dans la capitale italienne, le président Nicolas Sarkozy et les chefs de gouvernement italien Romano Prodi et espagnol José Luis Zapatero ont adopté, décembre 2007, l?« Appel de Rome pour l?Union de la Méditerranée ». Il sera concrétisé lors d?une conférence le 13 juillet prochain à Paris. Mais pour l?heure, force est de remarquer que les pays de la rive sud, clients potentiels de ce projet, restent dans l?expectative, ne comprenant pas véritablement les ambitions avérées ou supposées de leurs riverains du Nord. Lors de sa visite officielle en Algérie en décembre 2007, et à l?université de Constantine plus précisément, Nicolas Sarkozy a déclaré : « L?union de la Méditerranée, c?est un pari et un défi (...) qui n?est ni plus ni moins raisonnable que celui de l?Europe il y a soixante ans » et a invité son homologue algérien, Abdelaziz Bouteflika, à « bâtir l?union méditerranéenne sur l?amitié franco-algérienne (...) comme la France offrit jadis à l?Allemagne de construire l?union de l?Europe sur l?amitié franco-allemande ». Il s?agit ainsi rien moins qu?une vision d?une union politique devant apporter « la paix et le développement » entre les deux rives de la Méditerranée dans l?esprit ayant présidé au Traité de Rome de 1957 qui a donné naissance à l?Union européenne. Mais encore de quelle substance supplémentaire sera truffé ce projet que n?ait prévu le processus de Barcelone ? « Il n?y aura pas de débat proprement dit » sur le sujet, a assuré hier le secrétaire d?Etat slovène aux Affaires étrangères, Janez Lenarcic, dont le pays préside l?UE. Il a réaffirmé le scepticisme slovène face à ce projet. « Nous n?avons pas besoin de faire double emploi, ou d?institutions qui fassent concurrence à celles de l?Union européenne », a déclaré M. Lenarcic. Dans leur texte, Paris et Berlin assurent que « l?UPM a pour vocation de promouvoir la coopération de dimension régionale » et de « donner un nouvel élan » au processus de Barcelone. Le document, qui n?entre pas dans les détails, indique que cette union sera basée sur « le développement de nouveaux projets de dimension régionale ». On a souvent parlé notamment de la dépollution de la Méditerranée. Mais pas davantage de l?énergie, même si l?on soupçonne l?Europe de lorgner un peu trop ce secteur. L?Algérie, par exemple, est le premier exportateur d?hydrocarbures en Méditerranée en 2006 dont 61% par gazoduc. Elle est le troisième fournisseur de l?UE après la Russie et la Norvège. Notre pays compte arriver à une capacité de livraison de 85 m3 à l?horizon 2010.
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