L'on observe que ces derniers jours du mois d'août sont mis à profit par les parents pour acheter les fournitures scolaires à leurs enfants.Une bonne nouvelle pourtant pour les petites bourses : les produits scolaires connaîtront une baisse sensible cette année. C'est ce qui nous a été révélé par un responsable des ventes dans une grande surface spécialisée dans les trousseaux scolaires. Il déclare à ce propos : « Les prix des fournitures scolaires connaîtront une sensible diminution, notamment les cahiers ; celui de 96 pages premier choix affichera moins de 25 DA au lieu des 30 de l'année écoulée, celui de 288 pages 90 DA au lieu de 115.» En matière de premier choix, l'explication est toute simple. Selon notre interlocuteur, « c'est la matière première, la cellulose en l'occurrence, qui a connu une baisse sensible, pratiquement de 15%.
« Ce n'est pas tout puisque la concurrence va obliger les commerçants à afficher des prix très compétitifs ; l'aspect concurrentiel est très fort du fait de la crainte de voir surgir des expositions à travers les grands espaces de la ville et qui n'ont pas manqué ces dernières années de nous porter préjudice », a-t-il ajouté. Pour un autre commerçant ce sont aussi d'autres facteurs qui pèseront sur le chiffre d'affaires à réaliser et « le peu de bénéfices espérés ». Et de préciser : « Voyez-vous, une bonne partie des établissements scolaires fait appel à des associations caritatives ou religieuses pour faire des commandes importantes auprès de grossistes dans le but d'aider les familles nécessiteuses ; on ne pourra jamais être compétitifs, d'autant plus que ces profitent de cette circonstance, qui est la rentrée scolaire, pour vendre au détail.
Ce jeu malsain qui dure depuis des lustres nous porte un réel préjudice en l'absence d'une autorité de régulation efficiente.» Néanmoins, les diverses papeteries que nous avons visitées s'attèlent aux préparatifs pour accueillir le rush coutumier. Pour les manuels, leur vente se fait toujours au niveau des établissements scolaires avec une gestion qui a toujours suscité des interrogations. Le trou financier s'élevant à quelques milliards de centimes constaté par les services économiques du ministère de l'Education nationale durant l'exercice 2004 et 2005, relatif à la vente de ces manuels, est là aussi pour susciter des interrogations sur la disponibilité de ces derniers dans les circuits informels.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : N Benouar
Source : www.elwatan.com