La Direction du commerce de la wilaya de Constantine annonce avoir mobilisé 45 équipes de contrôle à travers la wilaya. Ce qui doit soulager la population qui souffre énormément des pratiques commerciales illicites.
Cependant, il ne faut pas trop s'en réjouir. Les efforts de cette direction sont certainement appréciables, mais hélas, ils demeurent vains puisque peu d'effets suivent les constations et les rapports établis. Le bilan qui vient d'être publié par le ministère du Commerce en est la meilleure expression. Au détriment du Trésor public, des centaines de milliards sont chaque mois détournés par la mafia du commerce et jamais aucune action musclée n'a été menée contre quiconque. C'est l'impunité totale pour ne pas dire une sorte de complicité maquillée par des déclarations politiques qui désorientent plus qu'elles ne rassurent. En effet, la dure réalité du terrain s'inscrit comme un défi permanent face aux bonnes intentions politiques. D'ailleurs, certaines sont caractérisées par de la légèreté comme c'est le cas du soutien de certains prix de produits alimentaires. La semoule est inaccessible pour la majorité des ménages. D'abord, elle n'est pas disponible et ensuite quand un sac de 10 kg est proposé à 550 DA, beaucoup sont obligés de s'en passer. L'autre paradoxe est celui qui accompagne la vente du sucre et de l'huile. Nous savons qu'un Conseil des ministres a été tenu autour de ces produits après le précédent concernant la pomme de terre. Les prix ont été même publiés sur le Journal officiel et comble de l'ironie, des menaces ont été émises contre quelqu'un qui voulait casser ces prix. Or, les prix de vente de l'huile varient toujours entre 700 et 800 DA les cinq litres. Avec le silence presque consentant, mais peut-être impuissant, de ces fameux groupes de contrôle des prix, un litre et proposé entre 140 et 160 DA. Aucun chef de rayon, grand ou petit, n'aura du mal à évaluer le montant devant être réglé pour cinq bouteilles. De son côté le sucre est vendu sous différentes marques uniquement inscrites sur les emballages. Les prix sont évidemment différents comme c'est le cas pour les sachets de café qui se maintiennent à un prix levé sans qu'aucune inquiétude ne soit ressentie. La Direction du commerce de Constantine est confrontée à deux autres problèmes très délicats. La non-disponibilité du pain normal et des sachets de lait. Dans presque la totalité des quartiers, la baguette normale du pain quotidien est introuvable. Les boulangeries proposent, par contre, le pain dit «amélioré» dès que la pâte a été couverte par des grains de différentes couleurs. Le prix de cette baguette est double par rapport à la normale. Il leur faut aller chercher ce bas produit sur les trottoirs de Djenane Ezzitoun. Ici aucun contrôleur ne peut s'aventurer. En ce qui concerne les sachets de lait, le refrain est identique à celui qui est entonné depuis l'année passée. Certes l'accompagnement à la flûte du ministère de l'Agriculture prétend donner à cette pénurie un goût moins amer.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H T
Source : www.lnr-dz.com