
A. LemiliMourad Djebassi, secrétaire de wilaya du Snapap à Constantine, a été victime d'une agression physique, lundi dernier, alors qu'il se trouvait en compagnie de son épouse et de ses enfants. Son agresseur n'était autre que le directeur du Centre psychopédagogique de la nouvelle ville Ali-Mendjeli. Il y a lieu de souligner que le cadre en question n'est plus dans une situation confortable depuis que les syndicalistes, selon ce qui nous a été confié au téléphone mercredi dernier par M. Djebassi, dénonceraient des agissements allant à l'encontre des enfants pris en charge par ledit centre.Notre interlocuteur précisera les conditions dans lesquelles il a été agressé s'appesantissant plus particulièrement sur le choc subi par les membres de sa famille notamment ses enfants. Trois jours plus tard, l'ensemble des cadres du syndicat autonome se retrouvaient, mercredi dernier, dans la matinée en assemblée générale extraordinaire pour dénoncer cette agression et surtout adresser un ultimatum à la hiérarchie locale, en l'occurrence le directeur de wilaya de l'action sociale, le wali, et également la ministre concernée pour que soient prises les mesures qui s'imposent dans pareil cas.À hauteur de la tribune, M. Djebassi dont le visage gardait encore des traces de l'agression a été rejoint par les membres du secrétariat national, des représentants de fédérations, lesquels exigeront que justice passe à la suite de «cette agression animale commise contre un cadre dont le seul tort est de consacrer l'essentiel de son temps, et ce, au détriment de sa famille à veiller au respect des droits, mais tout aussi des devoirs des travailleurs».Si dans la salle régnait le calme, à l'extérieur des dizaines de cadres contenaient difficilement leur colère. Quoiqu'il en soit, les démarches d'usage dans pareille situation auraient été faites en l'occurrence «...l'incapacité physique établie par un médecin légiste, la plainte auprès des services de police et enfin une requête aux tribunaux en plus de toutes celles (démarches) administratives habituelles».La victime concluant la rencontre par les propos suivants : «Il faudrait comprendre que ce n'est pas seulement à Mourad Djebassi, autrement dit un fonctionnaire comme vous, mais surtout à un syndicaliste... un statut que consacre et protège les lois de la République.» L'intervenant ajoutant que «...banaliser ce qui s'est passé lundi passé équivaudrait à démolir tout ce que nous avons fait ensemble depuis la création du Snapap, c'est-à-dire ?uvrer pour les seuls biens de l'Algérie, ses enfants et le syndicalisme sans exclusive». À la fin de la rencontre, une très forte délégation s'est rendue à hauteur du siège du cabinet du wali pour un sit-in de protestation. Le secrétaire de wilaya du Snapap, victime dans cette affaire, a obtenu du chef de cabinet du wali l'engagement d'un traitement administratif impartial et transparent de ce dossier.Nous saurons à partir de confidences happées au vol sur les lieux qu'une enquête aurait été déjà ouverte contre l'auteur de l'agression et que de son côté la Direction de l'action sociale envisagerait de se constituer partie civile dans cette affaire.A. L.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : La Tribune
Source : www.latribune-online.com