Au moment où l'identité de Constantine, le pont Sidi Rached, est sérieusement menacée, on se demande où sont les élus de la ville qui doivent s'impliquer dans les décisions qui sont prises ou plus exactement édictées concernant l'avenir de ce pont. Qu'ils soient locaux ou nationaux, ces élus se font remarquer par une absence totale.
Une absence qui est ressentie comme une trahison de la confiance qui a été placée en eux par les électeurs. Du moins de la part des partis politiques les plus en vue, à savoir ceux de la coalition présidentielle. On ne sait pas pourquoi le FLN se calfeutre dans une baisse de rideau permanent. En effet, depuis les remaniements qui ont été opérés par le secrétaire général, ce parti politique a plongé dans un effrayant immobilisme. Pourtant, actuellement, c'est Constantine qui a besoin de ses enfants militants qui y adhèrent et surtout ceux qui ont demandé son appui électoral pour accéder au rang qui est le leur. C'est que la respiration de Sidi Rached doit être étranglée à partir de dimanche prochain. Pour le moment, il n'y a que le directeur des travaux publics qui s'exprime avec une commission communale présente uniquement par des communiqués de presse. De peur que les habitants ne s'égarent à travers les dédales de la bêtise, cette commission leur explique que pour rejoindre le centre-ville, il faut emprunter tel ou tel axe routier. Or, ces habitants exigent plus d'imagination pour sauver la ville et ses repères historiques. Déjà Souika est en voie de total effondrement. Son suivi a été confié à un ancien agent de course propulsé au rang supérieur dans le cadre de différentes opérations de déblayage des parcelles de terrain et autres biens communaux. Quant à la direction des travaux publics, elle a choisi les ondes de la Radio locale pour annoncer avec brutalité qu'il y a urgence de fermer le pont. Sinon, il y a imminence de son effondrement. Ce qui doit expliquer pourquoi la restauration et autres opérations de sauvetage ont été confiées à l'entreprise SAPTA avec pour mission de tout finaliser dans les 70 jours qui viennent. L'urgence de l'opération impose qu'il ne peut être question ni d'avis d'appel d'offres ni de soumission. Même si le budget à dégager dépasse les 80 milliards de centimes. Du côté de la wilaya, c'est le silence radio. Pourtant, ce sont ses services qui se sont opposés à la fermeture du pont préconisée par les experts italiens. Le wali précédent s'était opposé et il a fallu donc attendre qu'il parte pour mettre le plan à exécution. D'ailleurs, ce précédent responsable aurait été d'un avis défavorable à la prise en charge des travaux par la SAPTA. D'abord il y a d'étranges liens d'identité avec son directeur général et l'ancien chef de cabinet de la wilaya et ensuite le bilan enregistré dans la wilaya de Constantine est franchement désastreux. Un échec principal dans la construction du parking à étages d'El Kantara qui a coûté une fortune jetée par les fenêtres. Il est préférable de faire l'impasse sur les autres détails plus compromettants. Ensuite des chantiers dont la finalisation dure depuis des années. A l'image de ce pont qui doit être construit à l'entrée de la ville du Khroub et dont la réception doit être réservée à la prochaine génération, selon SAPTA. Tout cela n'a que peu d'intérêt par rapport à ce que réserve l'avenir. La DTP prévoie une fermeture de 70 jours. Or en collaboration avec cette même DCP, la commission communale envisage la construction d'une passerelle pour piétons. Ce qui implique une virée de pensée vers les calendes grecques. Il faut encore une fois répéter que le pont Sidi Rached n'est pas un jouet. Les responsabilités sont écrasantes et normalement ce sont carrément des structures ministérielles qui doivent s'impliquer. S'il y a carence à ce niveau, ce sont au moins les engagements de la wilaya qui sont interpellés.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H T
Source : www.lnr-dz.com