Nul besoin de le souligner : Constantine n'avait pas besoin de cette énième comédie héroï-comique qui se déroule successivement sur la scène footballistique. Si ce ne sont pas les abyssaux conciliabules du MOC, c'est le ballet quelques fois démesuré du CSC qui vient s'exposer là où personne ne l'attend.
Notamment avec la médiatisation toujours primaire des recrutements opérés au niveau de la barre technique et des joueurs. Dans ce club qui a arraché haut la main son accession en nationale Une, on a confection d'une irréaliste impression au recrutement du Brésilien Dos Santos. Or, c'est peut-être la première erreur d'une gestion trop éblouie par ses premiers succès. Une gestion qui gagnerait beaucoup plus si elle tire positivement la leçon de la collaboration avec un entraîneur local et encore plus avec un enfant du club comme cela a été le cas avec Khezzar. Sur tous les plans. Aussi bien financier que technique de par la rapide adhésion de tous à la mentalité du public du groupe. Nous avions cru l'année dernière que les dirigeants d'un club constantinois avaient enfin saisi les importantes retombées d'une telle politique de gestion, mais hélas c'est loin d'être le cas avec un Assas à la barre technique du Mouloudia et une flopée de Brésiliens au CSC. C'est dire si la saison ne va pas être éreintante pour ces deux clubs. Que ce soit sur le plan financier que sur le plan des résultats techniques. D'ailleurs, les deux feuilles de route sont déjà bien raturées. Le MOC est déjà à son 4e entraîneur et le CSC commence à traiter le malaise cardiaque du Brésilien qui, selon ses déclarations, «a besoin d'un repos dans son pays». A l'issue du premier match, il a ajouté qu'avant de rejoindre sa famille, il doit avoir un entretien avec les dirigeants à ce sujet. On ne sait pas si le malaise ressenti par cet entraîneur est réellement d'ordre cardiaque ou s'il a plutôt un rapport avec l'amateurisme dégagé par la gestion administrative et aussi sur le plan de la communication. Nul ne peut avaler facilement le fait que l'on puisse s'apercevoir quelques jours avant le début de la compétition que pas moins de quatre joueurs, recrutés au prix fort, ne sont pas qualifiés. Et ils ne peuvent l'être avant le prochain mercato, soit au cours du très loin janvier 2012. Du coup, chez les supporters du club, c'est le désarroi total. Ils ont été nettement déçus par les options tactiques adoptées lors du premier match qu'ils ont terminé à bon compte, contre la JSM Béjaïa et ensuite ils ne comprennent rien à ces erreurs de qualification tout en sachant que Boulahbib n'est pas le premier venu dans ce domaine. Disons-le tout de suite, ce dirigeant qui a redonné au club ses lettres de noblesse doit être soutenu dans ces pénibles circonstances. Pour peu qu'il mesure plus ses propos à partir du moment où il sait que certains dirigeants de la Fédération algérienne de football l'attendent de pied ferme avec le glaive à la main. Témoins est la déclaration de Mohamed Raouraoua qui demande aux supporters de faire appel aux anciens dirigeants. Qui par exemple ' Le très négatif Ounis avec lequel la FAF entretenait une relation par courrier adressé directement à son domicile dans le dos du club. Même après qu'il eut volontairement démissionné. Est-ce par voie de conséquence une meurtrière machination orchestrée pour nuire aux actuels dirigeants ' En effet, on ne comprend pas comment la fédération n'a pas alerté ces dirigeants quant à la non qualification des joueurs concernés. N'est-ce pas son rôle ' Et n'est-il pas évident que si le professionnalisme peine à décoller dans notre football, c'est ce bricolage qui commence à gangrener d'abord la FAF avant les clubs. Ce serait encore plus grave s'il s'agit de règlements de comptes contre des dirigeants qui n'ont pas les lèvres douces aux goûts de certains pontes fédéraux. C'est la nette conviction de la rue constantinoise qui bouille jusqu'aux larves. Comment peut-on mépriser aussi facilement un club qui a souillé pour grimper un échelon et surtout toute une ville de la dimension de Constantine ' Si le rêve de certains dirigeants qui ont longtemps magouillé au profit d'autres clubs, a été avorté grâce à la ténacité du CSC, ce n'est pas aussi pitoyablement que toute une région doit être sévèrement sanctionnée.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : H T
Source : www.lnr-dz.com