
Durant deux heures, le public a pu assister, avant hier soir, à la projection du long métrage Benbadis à la salle Mohamed Boudiaf, en présence du scénariste Rabah Drif et du comédien Youcef Serihi dans le rôle principal.L'?uvre cinématographique retrace la vie de l'érudit Abdelhamid Ben Badis depuis son jeune âge, entre sa mission d'enseignant en inculquant à des générations le savoir et l'amour de la patrie, et le militantisme contre l'obscurantisme imposé par l'occupant, dans lequel baignaient ses compatriotes, jusqu'à sa mort en 1941. Pour toucher un large public, le texte du scénario a été volontairement écrit entre le dialecte constantinois, l'arabe classique et le français. La projection a été suivie par un débat. Pour le scénariste Rabah Drif «les historiens ont divergé dans leur raisonnement quant à la personnalité de Ben Badis, alors qu'il fut un tout, autrement dit, il était enseignant, journaliste et fervent militant nationaliste».Et avec beaucoup de modestie, Youcef Sehir estime qu'il n'était pas «satisfait» de sa prestation en incarnant le personnage d'un monument de la taille de Benbadis. «Mais cela ne m'empêche pas de dire que c'était un grand honneur pour moi». C'était l'occasion pour d'autres intervenants de braquer la lumière sur le vécu de Benbadis et de le réhabiliter. «Contrairement à ce que pensaient de lui ses détracteurs, Benbadis était une épine dorsale pour les colonialistes, puisqu'il était assigné à résidence et interdit de quitter Constantine, en sus de ses deux journaux, Echihab et El Bassair qui ont été suspendus», dira-t-il. Après la projection du film et le débat, le public a pu se faire une idée sur les zones d'ombre et l'ambiguïté, qui ont fait couler beaucoup d'encre sur la vie du président de l'Association des ulémas musulmans algériens, soixante-seize ans après sa mort.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M Allouache
Source : www.elwatan.com