De notre correspondant à Constantine A. Lemili
Des élus des partis d'Amara Benyounès et Louisa Hanoune, se sont fendus en date du 2 mars dernier d'un communiqué adressé au wali de Constantine. Un communiqué dans lequel ils dénoncent une forme d'ostracisme des formations auxquelles ils appartiennent et dont aucun représentant, au regard de l'article 35 de la loi portant Code communal, ne figure dans les organes (vice-présidence et commissions) de l'APC.
S'ils affirment avoir assisté à la première session au cours de laquelle a été installée l'assemblée, il n'en aurait pas été de même pour les deux sessions qui ont suivi, au motif de non convocation. Bien entendu, les protestataires brandissent comme argument de leur bonne foi les articles 32, 33 et 35 de la loi 11-10 du 22 juin 2011 relative à la commune.
Les rédacteurs de la correspondance adressée au wali en sont presqu'à dénoncer une conjuration ourdie à leur endroit par une coalition des élus RND et Algérie Verte, alliés à la majorité FLN, en arguant du fait qu'au regard de l'article 35 qui stipule que «la composition des commissions visées aux articles 32 et 33 ci-dessus doit assurer une représentation proportionnelle reflétant la composante politique de l'assemblée populaire communale». Soulignons que les articles 32 et 33 cités dans la correspondance n'ont pas en réalité une raison d'être dans les griefs faits au P/APC. Toutefois, l'argument essentiel des protestataires consiste à rappeler que leurs formations respectives ont été confortablement élues, avec notamment 1 643 voix pour le PT qui ne disposerait d'aucune commission et encore moins de vice-présidence, contrairement à l'alliance Algérie Verte qui n'a remporté que 581 voix et qui aurait nettement mieux bénéficié des répartitions des missions au niveau de l'institution.
Un argumentaire balayé du revers de la main par Mohamed Chettab, premier édile (FLN), que nous avons joint au téléphone aux premières heures de la matinée d'hier. «Très franchement, je n'ai nullement envie d'aller sur le terrain choisi par ceux que vous désignez comme mes contestataires, dans la mesure où la transparence est chez nous une vertu. C'est à un jeu malsain que n'arrêtent pas de s'adonner les élus du MPA et du PT, et cette dernière formation, qui a bénéficié d'une vice-présidence et d'une commission, exige, excusez du peu, deux postes de vice-président et deux détachements ainsi que la commission de l'administration et des finances. Or, l'institution dans son ensemble ne dispose que de deux vice-présidences.»
Quant à l'isolement, voire l'exclusion, des élus des sessions organisées depuis le 20 décembre dernier, notre interlocuteur démontera ce raisonnement, soulignant que «les convocations aux sessions sont faites dix jours à l'avance et remises aux élus sans exception et par huissier de justice spécifiquement pour ceux que vous évoquez. Maintenant, il est vrai que le grief qui nous est fait est le refus de donner dans les détails les points figurant à l'ordre du jour. Ce qui ne serait pas réglementaire compte tenu de la confidentialité de ces points jusqu'à leur discussion en assemblée».
Les mêmes élus reprochent au P/APC d'avoir «acheté» l'un des élus du MPA en lui affectant la délégation du secteur de Bounouara, alors que la personne désignée ferait l'objet d'un rejet épidermique de la part de la population, comme en témoigneraient les 70 voix obtenus sur place lors des élections de novembre dernier. Sur cette question, notre interlocuteur au téléphone ne souffre pas d'équivoque : «Nous avons effectivement proposé cette délégation au MPA, dont les élus ont refusé sauf celui que vous nous citez. Ce n'est tout de même pas notre faute si ce dernier ne fait pas cause commune avec ses collègues. Mieux encore, l'un des contestataires dont nous ne révélerons pas l'identité dans l'immédiat, est venu nous présenter ses excuses dans la journée d'hier, se déclarant disponible à remplir ce pour quoi il a été élu.»
Enfin attirant notre attention sur un fait dont nous ne disposions pas, M. Chettab concèdera «'l'exactitude d'un reproche, celui qui consiste à dénoncer l'occupation illégitime d'un logement de fonction par l'ancien P/APC. D'une part, il aurait été plus honnête pour les contestataires de souligner qu'il ne s'agit pas d'un seul logement mais de cinq encore occupés, mais également que si la décision du tribunal de la ville du Khroub n'a pas été appliquée c'est parce que l'ancienne assemblée n'a pas procédé aux frais dus à l'huissier de justice pour l'application de la mesure et, de fait, nous allons désigner de nouveau un huissier de justice pour faire valoir les droits de la commune et récupérer lesdits logements».
Notre interlocuteur conclura par «'en réalité nous avons autre chose à faire qu'accorder de l'importance aux états d'âme de personnes qui n'ont rien à avoir avec l'idéal pour lequel ils se sont présentés au suffrage universel».
A. L.
Epsp Khroub : le directeur nargue le DSP
Pour désamorcer les retombées qu'aurait pu avoir le sit-in annoncé au niveau de la direction de wilaya de la santé de Constantine, son directeur a opté pour un contact avec le secrétaire local du syndicat autonome, qu'il a invité à un entretien en présence du directeur de l'Epsp Khroub, mis en cause dans le refus d'appliquer les dispositions de la loi 90-14 et plus particulièrement d'autoriser l'installation d'une section syndicale relevant du Snapap. La rencontre, qui devait se tenir le mardi passé, n'a pas eu lieu en raison de l'absence du principal concerné, en l'occurrence le Dr L. F., responsable de l'Epsp. Une absence d'ailleurs très mal interprétée par le DSP, qui y aurait vu un véritable affront en attendant que le cadre défaillant justifie une carence administrativement constatée par la rédaction d'un PV en ce sens. Quoique décidée avec bien du retard, la décision du directeur de wilaya de la santé de recourir à une démarche conciliatrice avec le syndicat n'en laisse pas moins paraître la démission de l'administration sur un dossier qui n'aurait pas eu besoin d'exister s'il avait été traité en respect des textes réglementaires. En fait, en pratiquant la politique de l'autruche et le DSP et le responsable de l'Epsp n'ont fait que renvoyer à une autre échéance une décision finale qui, de toutes les manières, aurait été prise après pourrissement de la situation. Bien évidemment.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A L
Source : www.latribune-online.com