
En visite en Algérie où il s'est rendu dans les villes de Sétif et Constantine, le directeur exécutif du programme ONU habitat Juan Clauss a souligné qu'il a constaté, selon les chiffres qui lui ont été communiqués une nette progression dans la construction des logements. Selon Juan Clauss qui est également le secrétaire général adjoint de l'ONU, " l'Algérie réalise des programmes d'habitat de bonne qualité et en quantité importante mais il est indispensable de planifier les villes sur les vingt ou les trente années à venir ". Cette stratégie doit prendre en compte notamment " la croissance démographique, le phénomène de la migration qui est mondial et n'épargne aucun pays puisque dans 25 ans 70% de la population dans le monde vivra dans les villes ce qui engendrera une forte demande sur le logement et les services ", a-t-il expliqué. Pour M. Clauss, l'Algérie a accompl des progrès en réussissant à réduire le nombre de bidonvilles qui ne représente que " 8% du parc immobilier national ". L'Algérie tout comme la Chine a ainsi misé sur la quantité et la qualité mais la situation est plus dramatique dans les pays subsahariens. " Il y a actuellement entre 60 et 65% de la population dans les pays subsahariens qui vivent dans des bidonvilles et la situation ressemble à une catastrophe humanitaire ", a déclaré Juan Clauss sur les ondes de la chaîne III de la radio nationale. Le responsable onusien estime que les solutions au problème du logement ne peuvent être qu'internes et au niveau régional il faut " favoriser la coopération sud-sud ". D'où son appréciation positive au programme de deux millions de logements du gouvernement algérien qu'il considère important quantitativement mais " il doit être réalisé selon les paramètres locaux tout en préservant l'identité des villes en engageant par exemple une réflexion sur l'espace public ". Juan Clauss a souligné par ailleurs, que les experts de l'Onu dans le domaine de l'habitat sont disponibles pour mettre en service leur expérience mais si seulement les pays sont demandeurs comme l'Algérie qui a déjà une "tradition urbaine importante grâce notamment aux écoles d'architecture ". Quant à la disponibilité des ressources financières, il estime que rien ne peut se faire sans ce volet, néanmoins le plus important est d'avoir une " culture d'application des ressources et une volonté de construire selon les normes ".
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Abdelghani M
Source : www.lemaghrebdz.com