
Dans le faste d'un palais royal à Cirta, Sophonisbe et Syphax rêvent de dominer tout le nord de l'Afrique, grâce à une alliance entre la Numidie et Carthage.Le rêve ne durera pas longtemps, car Massenssen (Massinissa) allié des Romains, menés par leur stratège Scipion l'Africain, n'a qu'un seul objectif en tête, celui de reprendre son trône qui lui a été pris par Syphax. Celui-là même qui lui a pris aussi son ex-fiancée, Sophonisbe. C'est le jeu des alliances et des politiques qui ont fini par transformer un jeune amoureux en un guerrier farouche et haineux.Le reste de l'histoire est connu. Massinissa parviendra à vaincre Syphax et même à l'humilier. Les retrouvailles avec Sophonisbe étaient dures pour un couple qui a été victime des machinations politiciennes. Les Romains dont l'objectif est aussi de détruire Carthage veulent emporter Sophonisbe comme prisonnière à Rome. Massenssen qui voulait renouer avec son vieil amour, est contraint de céder, mais il offre à Sophonisbe une mort dans la dignité, en ingurgitant du poison.Avant de se donner la mort, la belle princesse carthaginoise livrera son dernier testament à Massenssen : «Apprenez aux amazighs leur histoire, apprenez leur à défendre leur identité et leur dignité, apprenez aux mères de donner à leur enfants le lait pur, pour combattre tous ceux qui veulent prendre leur terre». Représentée dans plusieurs pièces théâtrales, la tragédie de Sophonisbe a été revisitée à travers une nouvelle lecture des faits, dans la pièce «El Houb El Mefkoud», présentée en générale jeudi dernier sur les planches du théâtre régional de Constantine, à l'occasion de l'évènement culturel de 2015.Basée sur un texte de Abdelkrim Ghribi, et mise en scène par Ahmed Benaïssa, l'?uvre produite par le théâtre national algérien Mahieddine Bachtarzi, a offert au public, connaisseur ou néophyte, l'occasion de découvrir ou redécouvrir une histoire très lointaine, puisque cela se passe en l'an 203 avant JC, mais qui a de liens étroits avec ce qui se passe de nos jours, etchacun pourra avoir sa propre lecture des faits.Montée dans des décors sobres et somptueux à la fois, la pièce a surtout révélé le jeu très subtile de Nassima Zaichi, qui a campé le rôle de Sophonisbe, Karim Hamzaoui dans le rôle de Massenssen, Abdellah Nemiche, dans le rôle de Syphax, et surtout Ouahiba Baâli qui a joué Izlan, la targuie confidente de Sophonisbe, qui a donné un cachet original à son rôle grâce à son accent saharien.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : S A
Source : www.elwatan.com