
Le premier responsable du secteur a affirmé que le tronçon oriental de l'autoroute Est-Ouest sera intégralement ouvert à la circulation «dans le courant de l'année 2015».Le ministre des Travaux publics, Chiali Farouk, qui donnera le coup d'envoi des travaux, souligne «l'importance qu'accorde l'Etat au renforcement des infrastructures dans la ville». Celle-ci, élue capitale de la culture arabe pour 2015, se doit l'honneur de connaître la construction d'un tel projet que le ministre ne manquera pas de qualifier d'oeuvre d'art. Les différentes réalisations où créations, souhaite l'hôte de Constantine, doivent s'inscrire dans un processus d'économie globale de l'Etat qui aspire à une évolution dans un cadre d'échange, d'où la nécessité de développer les axes routiers dans une dynamique socio-économique qui prend de l'ampleur. Dans ce contexte, le ministre indique que son département a dégagé un programme ambitieux visant la réalisation de projets structuraux et construction d'oeuvres d'art, aussi bien pour Constantine que pour les autres villes du pays. Il ajoute que pas moins de 1000 oeuvres d'art routiers ont été concrétisés durant cette dernière décennie et 3000 autoroutiers. Ces créations, souligne-t-il, interviennent pour faciliter la circulation, notamment quand le trafic routier a été multiplié par trois, rehaussant par ce fait l'exercice du parc qui a doublé en l'espace de quelques années. Pour le ministre «c'est une progression fulgurante liée au développement socio-économique». Le parc ajoute-t-il «est passé de deux millions à cinq, soit de 200 à 300 véhicules par an, d'où l'amélioration du niveau de vie de la société et l'utilité absolue de développer le secteur routier avec une technologie moderne». Le ministre revenant sur la construction du viaduc qu'il qualifie de succès national et une fierté pour Constantine, insiste sur l'expérience acquise à partir de ce projet qui ne peut être qu'une perspective à l'égard des ingénieurs et étudiants algériens, appelés à en tirer profit. «C'est une aubaine à ne pas rater et j'invite nos cadres à soutirer le maximum de connaissances». Intervenant dans ce sens, Clovis Martines, l'un des responsables du groupe Andrade Gutierrez, l'entreprise brésilienne chargée de la réalisation du viaduc, rappelle comme l'indique une brochure explicative que «l'entreprise a fortement misé sur la formation et l'apprentissage des collaborateurs locaux afin de leur offrir un niveau de spécialisation très élevé, compte tenu de la haute technique des travaux prévus, l'usage de coffrages grimpants, montage et utilisation d'équipages mobiles pour la construction du tablier, pose des haubans et mise en oeuvre de la précontrainte». Le conférencier précise que 1 330 personnes sont employées par l'entreprise dont des cadres algériens. Celle-là même, soit l'entreprise est disposée à fournir toute la formation utile pour un transfert de connaissances, d'expertise et de technologie qui constitue l'un des objectifs du groupe Andrade Gutierrez. Le projet, rassure encore le conférencier, sera fonctionnel dans les délais. De visu on constate l'avancement extraordinaire du projet que beaucoup n'y croyaient pas. D'une technologie de pointe, le viaduc de Constantine a été conçu en prenant en considération les aléas de la nature, soit les risques sismiques. Des capteurs séismiques ont été installés pour prévenir un risque de tremblement de terre. Le viaduc aura absorbé un matériel important, dont un total de 145 000 mètres cubes de béton, 22 000 tonnes d'acier, 43 km de pieux, ceci pour une hauteur des pylônes de 130 mètres. Pour les haubans, 470 tonnes ont été consommées, alors que 410 ont été réservées à la précontrainte.
Le ministre fustige Cojaal
Le ministre des Travaux publics a rappelé à l'ordre hier, la société japonaise Cojaal chargée de la réalisation de l'autoroute Est-Ouest. Le projet accuse un retard extraordinaire, notamment au niveau du tronçon de Djebel El Ouehche qui ne sera fonctionnel qu'en juin 2014, contrairement à ce qui a été annoncé. Le ministre mettra en garde la société, la sommant de respecter le rythme de travail. Celui-là fonctionne à 1% et pour cause, la société soulève un problème technique dû à la nature du terrain glissant. Le ministre s'est interrogé si c'est la première fois dans sa carrière que Cojaal rencontre ce genre de problème' A l'évidence, ce n'est certainement pas pour cette raison que les délais de réalisation ne sont pas respectés, mais c'est relatif à une question d'incompétence. Le ministre regrette le manque de professionnalisme dont fait preuve cette société qui n'est pas à son premier faux pas.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ikram GHIOUA
Source : www.lexpressiondz.com