
"Le contrôle de l'asthme en Algérie est de 10,6% seulement, comparé à la France qui est de 17%. On a tous les médicaments, tous les moyens de diagnostic, nous avons le personnel médical, donc, pourquoi ce contrôle reste-t-il très bas '", s'interroge le professeur Ziane, chef de service de pneumologie au CHU de Tlemcen. "Ce taux faible est dû principalement à la mauvaise organisation des soins au niveau périphérique, central et même au niveau des CHU", a-t-il affirmé en marge de la deuxième Journée de pneumologie à l'hôpital militaire régional Abdelali-Benbaâtouche de Constantine. Le taux de contrôle de cette maladie, causée principalement par les facteurs environnementaux et éléments extérieurs, entre autres la poussière de maison, les poils d'animaux, le pollen, a été révélé par l'étude Airgam, qui consiste à estimer le taux de prévalence de l'asthme chez la population en Algérie, au Maroc et en Tunisie. Cette journée a pour but de faire connaître ce syndrome, ses facteurs, ses formes qui demeurent, selon les intervenants, difficiles à manipuler. Aussi, comment améliorer ce contrôle pour atteindre un taux moins élevé tout en essayant de voir tous les points faibles et essayer de les améliorer. La plupart des interventions ont porté sur les différentes possibilités pour pouvoir cerner les facteurs de risques tels que la pollution. "Cette journée est très importante vu le danger que représente cette maladie sur la santé publique. L'asthme est très varié, diversifié, il fallait donc organiser une journée pour sensibiliser, former et mettre les praticiens au courant de tout ce qui se passe en Algérie et même dans le monde pour mieux prendre en charge les asthmatiques", indique encore le professeur Ziane. Et d'ajouter : "Ce syndrome pose un problème de santé publique parce qu'il existe en nombre important en Algérie. Des études nationales et internationales qui ont été effectuées dans ce sens ont prouvé que 4% des adultes sont atteints de cette maladie, chez les enfants le taux est un peu plus élevé, 8%", a affirmé, de son côté, le professeur Moumni, spécialiste des maladies thoraciques au CHU de Sétif.Ines BOUKHALFA
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ines BOUKHALFA
Source : www.liberte-algerie.com