« Il ne faut pas mettre la charrue avant les b'ufs. L'ouverture de notre nouvelle structure spécialisée dans le traitement de l'hémophilie n'est pas pour cette semaine», nous a déclaré hier le professeur Sidi Mansour, chef de service d'hématologie du Centre hospitalo-universitaire de Constantine, à propos du démarrage de la nouvelle structure de traitement de l'hémophilie qui vient d'être installée dans son service.
Ces derniers jours, en effet, beaucoup de patients et de citoyens de la capitale de l'Est et des wilayate environnantes, ont entendu des rumeurs faisant état que cette nouvelle structure allait être opérationnelle au cours de cette semaine. «Nous avons encore des contraintes techniques indépendantes de notre volonté», a expliqué ce praticien en précisant qu'il ne s'agit pas de problèmes administratifs.
Aussi, considérant que le service ne s'est pas encore préparé à cette éventualité, le professeur Sidi Mansour a ajouté: «Nous prenons tout notre temps pour préparer l'entrée en service de cette unité spécialisée, car il faut une certaine période pour roder le système. Ensuite, on doit encore faire des simulations de démarrage, élaborer un calendrier pour les consultations parce que nous savons d'expérience qu'une fois la date d'ouverture connue, nous allons devoir faire face à l'afflux considérable des patients qui viendront de tout l'Est algérien. Et nous craignons de ne pas pouvoir les prendre en charge». Il a ajouté aussi que la nouvelle structure aura une capacité de traitement de 20 malades par jour. C'est un chiffre maximum car, a-t-il souligné, le traitement d'un patient peut facilement prendre une demi-heure. Insistant pour avoir une date approximative d'entrée en fonction de la nouvelle structure spécialisée de traitement de l'hémophilie, le professeur Sidi Mansour a fini par avancer que «ce sera peut-être au début janvier 2013».
Et de rassurer que la structure est fin prête et entièrement équipée pour recevoir les patients. «C'est une unité spécialisée dans le traitement de l'hémophilie et des maladies hémorragiques héréditaires, dit-il. Elle possède ses propres locaux et son personnel formé à l'étranger. A l'heure actuelle, nous évitons de médiatiser la chose».
Interrogé sur le nombre d'hémophiles en traitement au sein de son service à vocation régionale, ce praticien a répondu que celui-ci reçoit aujourd'hui 200 patients environ, adultes et enfants, qu'il prend en charge, lesquels viennent d'un peu partout des wilayas de l'Est algérien. En ce qui concerne le nombre d'hémophiles existant au niveau de cette région et dans le pays tout entier, le Pr. Sidi Mansour a affirmé qu'il n'existe pas de statistiques précises dans ce domaine et donc on ne peut s'avancer à donner des chiffres qui pourraient s'avérer faux. Il dira à la fin de l'entretien qu'à la veille du démarrage de la nouvelle structure, une conférence de presse sera organisée avec la participation des autorités sanitaires de la wilaya pour présenter l'unité.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A Mallem
Source : www.lequotidien-oran.com