Serait-il
possible que des quartiers entiers aient été construits sans système
d'évacuation des eaux, notamment des avaloirs ? En tout cas, l'anomalie a été
signalée, hier, par des citoyens au cours de l'émission hebdomadaire «Forum de
la radio régionale de Constantine, qui a proposé au débat la question des
inondations qui sont provoquées chaque année par les eaux de pluie tombant en
abondance lesquelles eaux ne sont pas évacuées pour cause d'avaloirs bouchés ou
tout simplement parce que ces derniers sont inexistants.
Aux
interrogations des uns et des autres et à certaines accusations des citoyens
qui ont pointé du doigt les secteurs concernés, les représentants de l'APC et de la direction de l'urbanisme présents sur le
plateau de l'émission, sont intervenus pour démentir de tels propos qu'ils ont
qualifiés d'incongrues. Ainsi, le vice-président de l'APC
chargé de l'assainissement, M. Laib, a affirmé
catégoriquement qu'à l'exception, peut-être, des sites des bidonvilles, il
n'existe pas à Constantine des quartiers qui ont été érigés sans système
d'évacuation des eaux de pluie par des avaloirs. Il a estimé que le problème se
pose en termes techniques et est dû à la configuration topographique de la
ville des ponts qui fait que les eaux se déversent ailleurs que dans les
avaloirs. Il a terminé en disant «nous n'avons pas de culture de
l'assainissement».
Son collègue de
l'urbanisme est allé dans le même sens en déclarant que la question qui se pose
chaque année, dès la tombée des fortes averses qui provoquent des inondations
dans les rues, aux pieds des immeubles et jusque dans les écoles, réside aussi
dans l'absence de maintenance des avaloirs. Et il a préconisé qu'une telle
opération se fasse en permanence, en été ou au début du mois de septembre.
Intervenant à son
tour, le représentant de la direction de l'hydraulique a cité 7 projets
d'assainissement lancés en 2O11 par son secteur, entre autres le recalibrage de oued Rhumel pour 2O
milliards de centimes et celui de Oued El-Had où
trois kilomètres du parcours ont été déjà réalisés. Il a tenu enfin à répondre
aux assertions des auditeurs à propos de l'absence des avaloirs dans les
nouveaux quartiers en disant que tous les programmes de construction qui
passent par l'hydraulique sont strictement contrôlés de sorte qu'ils
n'obtiennent l'agrément qu'une fois constaté que toutes les normes
urbanistiques ont été prises en compte et figurent dans les plans.
En faisant un
bilan de l'opération de curage lancée par son entreprise au début du mois de
septembre dernier, le représentant de la Seaco a donné des
chiffres et dressé un état des lieux quartier par quartier. Ainsi, M. Haouas a indiqué que le curage des avaloirs se fait
quotidiennement, de manière manuelle et mécanique, grâce aux moyens logistiques,
matériels et humains, mobilisés par la société des eaux et de l'assainissement.
«Nous avons recensé 14O points noirs dans la wilaya et réglé le problème
récurrent de l'inondation de la trémie de la cité du 5-Juillet à Constantine, a-t-il
expliqué. Et de poursuivre en disant: «Nous avons un autre programme pour
traiter 3O autres et enfin 9 points noirs sont en cours de traitement dans des
zones particulièrement difficiles, comme Oued-Zamouche
et Sidi-Bouanaba, en plein centre de Constantine, ainsi
qu'à Ain-Abid Centre. Pour terminer, je dois signaler
que toutes les conduites, a-t-il assuré, vont être raccordées aux grands
collecteurs ». Il a signalé également le problème posé par les entreprises de
bitumage qui mettent les tapis de goudron en obstruant complètement les bouches
d'avaloirs.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : sofiane
Ecrit par : A M
Source : www.lequotidien-oran.com