
Les employés du bureau d'étude d'urbanisme du bâtiment et de la construction de Constantine (URBACO) continuent toujours leurs protestations en dénonçant de graves dépassements de la part du directeur général et son équipe. Cette situation ne fait que s'aggraver et cela depuis le 26 octobre.Les employés refusent de rejoindre leurs postes, avant que leurs revendications ne soient prises en considération. Selon ces derniers, les travailleurs souffrent de la mauvaise gestion au sein de ce bureau, ainsi de l'abus de pouvoir exercé par le directeur. «Notre première exigence est le départ du directeur, car il représente la source de tous les dépassements enregistrés. Il a licencié pas mal de gens compétents pour avoir demandé le renouvellement de leurs contrats, l'augmentation du salaire ou la titularisation.Nous avons aussi enregistré plusieurs défauts de facturation.», a déclaré Karim Taoutaou, le représentant des employés. Ces travailleurs n'ont cesse de réclamer une enquête externe sur la gestion exercée par le directeur et son staff. Car d'après leurs dires, ils ont saisi toutes les autorités concernées, à l'instar de la société des gestions et des participants (SGP), le président du conseil d'administration (PCA), le wali et la tutelle, mais leurs requêtes n'ont pas été prises en considération. Et depuis le conseil d'administration (CA) tenu le lundi dernier la situation n'a pas changé.De son coté, Ilyès Bouhamdani, DG de l'URBACO, que nous avons rencontré dans son bureau, a démenti en bloc les accusations de ses détracteurs. Selon toujours ses explications, tout a commencé après avoir installé, deux jours avant leur grève, une commission d'audit pour les malfaçons au niveau de quelques chantiers.D'autre part il a expliqué que toutes les plaintes déposées contre certains travailleurs, l'ont été suites aux dépassements pendant le travail. «Nous les avons invité à une séance de travail afin de répondre à leur revendications mais ils refusent de discuter du problème» a-t-il insisté.À son tour Abdelhafid Aïmeur, président du conseil d'administration (PCA) venu «désamorcer le problème», a expliqué que la grève est illégale en l'absence d'un préavis. Il a ajouté que la nomination ou le renvoi du DG ne sont pas du ressort du conseil d'administration et font partie des prérogatives de la tutelle, s'appuyant sur une note du premier ministre.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Yousra Salem
Source : www.elwatan.com