Constantine - A la une

Le 7e art a besoin de prendre son indépendance



Le 7e art a besoin de prendre son indépendance
La «capitale de la culture arabe» a abrité samedi et dimanche, le Festival international du cinéma.L'événement a eu lieu au Palais de la culture Mohamed Al Aïd Al Khalifa, en présence du chef de département du cinéma Chouhi Mourad, qui est à l'initiative de cette manifestation qui entre dans le cadre de «Constantine, capitale de la culture arabe». La première journée a été surtout protocolaire avec des interventions des participants, à l'image de Mme Mohamdi, directrice du Cadc, celle notamment du grand spécialiste Ahmed Béjaoui, un grand critique de cinéma. Les interventions ont été rehaussées par des débats pour que l'après-midi soit consacré à des ateliers portant sur les techniques d'éclairage cinéma sous la présidence de Jean-Louis Bompoint et technique 3D virtuelle sous la présidence d'Ifaz Maâtoub. Ce sont surtout des jeunes qui se sont intéressés à ces ateliers pour ajouter un plus à leurs connaissances. La seconde journée autant chargée a été plus intéressante sur le plan de l'échange, de la critique et surtout en ce qui concerne les lacunes qui caractérisent le cinéma algérien. On notera la communication du scénariste et réalisateur Abdenour Zahzah, celle de Saïd Boulmerka et enfin celle de Maâtoub Mustapha dont l'intervention a porté sur l'évaluation budgétaire.De l'avis de Salim A, un des participants et producteur, «le colloque est très intéressant, le cinéma avait vraiment besoin de ce genre de manifestation, cela dit beaucoup de choses restées sans réponse», notre interlocuteur ajoute que «cette rencontre internationale a permis de faire le point sur la situation dans la production des films en Algérie qui ne sont pas rentables pis encore on ne peut même pas les vendre. En un mot, des films qu'on ne peut pas commercialiser». A ce titre, notre interlocuteur s'interroge: «A quoi sert de faire donc de la production'» La réponse est pourtant simple, le ministère de la Culture devrait être plus attentif à la question et écouter les professionnels pour relever le 7e art à la place qu'il mérite. Ces professionnels même, souligne notre interlocuteur, qui ont beaucoup de choses à dire, notamment pour exprimer leurs préoccupations, leurs craintes et leurs attentes. Les producteurs souhaitent l'expression d'une considération et c'est le manque d'attention envers ceux-là même qui fait qu'on n'a pas de vrais producteurs. Dans ce contexte d'ailleurs, Abdenour Zahzah souligne dans son intervention «nous ne sommes pas des producteurs, mais des artisans». L'intervenant fait référence à ce manque de considération à leur égard par le ministère de la Culture, mais aussi par le fait que le seul producteur en Algérie c'est ce ministère même dans la mesure où aucun producteur privé n'a fait du chemin dans le pays.Pour Salim cela s'appelle de la prestation de service. Notre interlocuteur a aussi posé un autre problème autant débattu lors de ces journées internationales sur le cinéma, à savoir celle du scénario et de la commission de lecture. Celle-ci se prononce sur des films qui n'ont en finalité, aucun sens et restent sans conséquence! La question que se pose notre interlocuteur est: «Où réside le vrai problème'Dans la commission de lecture, ou le scénario lui-même'» On finit enfin par un autre point de vue autant débattu, celui relatif au choix des comédiens et la qualité de production. A ce propos, Belkacem Hadjadj déclare dans son intervention «on est arrivé où n'importe qui se prétend réalisateur ou comédien»! Pour lui, il est indispensable de penser d'abord à améliorer le secteur avant.En quelques mots, souligne encore, Salim ce colloque a été très critique et bénéfique dans la mesure où il a été possible d'aborder certains sujets relatifs à la crise du cinéma algérien. Des solutions sont possibles par la création d'une école du 7e art, des formations et stages pour les techniciens, notamment les caméramans et permettre à cet art d'avancer en lui donnant son indépendance.


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