
Mohand Saïd Naït Abdelaziz, le président de la fameuse Confédération nationale du patronat algérien (CNPA), coorganisateur avec la Fédération nationale de l'hôtellerie et du tourisme (FNHT), du 2e Forum Algérie Méditerranée, a donné plusieurs positions relatives aux pertinences d'investissements en Algérie, suivi en cela par l'omniprésent Aïssa Derdour, le président de la FNHT.Les propos du président de la CNPA, se voulaient unificateurs, explicites, pédagogiques et imprimés de jugement, «nonobstant les absences remarquables de quelques responsables», nous dira M. Naït Abdelaziz. Quant à l'intervention de M. Derdour, le président de la Fédération nationale de l'hôtellerie et du tourisme (FNHT) qui relève de la Confédération nationale du patronat algérien et dont le siège national se situe à Constantine, elle trace les grandes lignes du plan opérationnel 2016-2019 de la FNHT qui «viserait la promotion des potentialités touristiques algériennes», en expliquant que «certains projets retenus ont bénéficié de concessions de terrains qui seront implantés dans diverses wilayas du pays», à l'instar du complexe de Guerara, de Ghardaïa et de Biskra, le complexe de Beni Haroun, ainsi «qu'un programme Aquaparc qui concerne les ressources naturelles, et archéologiques, dont les études d'aménagement spécifiques au développement touristique tiennent compte de l'homme algérien, de la famille et de ses traditions», précise l'orateur.Dans son exposé, M. Derdour a révélé que dans le cadre de la coopération algéro-italienne, et dans le cadre du nouveau contexte économique incitatif et encourageant, le rapport relatif à l'investissement étranger ne devra plus constituer une contrainte sachant que les deux parties ont opté pour la règle de 70/30 concernant le taux des bénéfices.S'agissant du projet de village touristique Juba, qui sera implanté à Douaouda sur un site de 50 hectares, «il sera configuré dans un style arabo-musulman avec des bungalows et des chambres singles et doubles, à l'instar du village touristique d'El- Aouana à Jijel et du complexe culturel de Béjaïa», précisera l'orateur.L'aspect juridique du tourisme algérien a été décortiqué et expliqué à l'assistance, par M. Amirouche, un expert juridique. En marge de ces exposés, des conventions ont été signées entre la société algéro-italienne SPA Sebalit, la société algéro-turque Sarl Sofibay et la société algéro-italienne Sarl Gemalit. M. Madouni, un expert financier, s'est attelé à expliquer les avantages des nouvelles dispositions financières et de l'investissement touristique accordés par la réglementation algérienne, notamment par les nouveaux dispositifs et instruments de crédit, d'assurance et de garantie.Le Pr Farhi Abderaouf a, pour sa part, détaillé les différentes infrastructures médicales, à l'instar des salles de massage, des salles de sport, d'ergothérapie, du sauna, de la thalassothérapie, de l'aqua-jet, de la trithérapie, de l'infra rouge, des cures et des centres de beauté, de pédicure et de manucure. Quant à M. Zertali, un expert consultant en transport touristique, il évoquera tour à tour, le plan de transport, dans un site touristique, le mode de transport approprié, à l'instar du minibus touristique, de la moto-taxi, du train touristique, la calèche, le bateau bus, le funiculaire et le mini- train touristique.L'expert Stephano de la société mixte algéro-italienne spécialisée en construction de technologie durable SEBALIT, expliquera dans un italien accessible, comment construire des bungalows, bénéficiant de l'isolation phonique et thermique, dont la préfabrication sera modulaire avec une préparation à 90% en usine, dotés d'armatures et de fixations mécaniques, où le béton ne sera pas nécessaire relativement à la société mixte algéro-turque Sofibay, elle utilisera selon un représentant «une nouvelle technologie de construction qui a fait ses preuves partout et notamment à Boughzoul, où seront utilisés des éléments modulables à volonté, et où tout sera encastré avec une livraison rapide» qui fait, selon l'orateur que «tout projet de deux ans sera livré en 06 mois, soit 20 bungalows par jour».Quant à M. Medkhene, un expert en formation touristique, il plaidera pour le secteur en présentant un véritable réquisitoire et en révélant en substance qu'«actuellement il y a 1 000 places pédagogiques dans le domaine de la formation touristique, alors qu'on a besoin de 10 000 places pédagogiques dans les métiers de base, à l'exemple de la cuisine, de la restauration et du management», affirme l'orateur en ajoutant qu'en «Algérie il n'y a que El Aurassi, tandis que pour les autres formations traditionnelles (pâtisserie, cuisine) , il n'existe que de petites écoles de formation.L'état des lieux en la matière est inquiétant, il y a un sacré besoin en main- d'?uvre qualifiée dans le tourisme. Dans ce domaine, on doit former des commerçants dans la chaîne des valeurs, par rapport à l'Espagne, la Grèce et le Liban. Il faut instaurer des politiques qui ne sont pas du ressort du gouvernement, mais du ressort de chaque opérateur. Il faut former au tout hôtel, c'est-à-dire former selon les normes internationales en matière de réception et d'hôtellerie». C'est un véritable pavé dans la mare, jeté par cet expert, qui ose présenter crûment les lacunes.
-
Votre commentaire
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Mohamed El Ouahed
Source : www.lnr-dz.com