Boudjeriou Ahmed, chercheur en histoire, auteur et fidai a inauguré jeudi 20 septembre 2012, le programme des conférences au niveau du stand Esprit Panaf. L'orateur est venu animer une conférence autour de son livre portant sur la ville de Constantine baptisé «Zone 5 durant la guerre de libération nationale».
L'Algérie étant à l'honneur à l'occasion du cinquantenaire de l'Indépendance, et constitue le fil conducteur au Sila, lequel est placé sous le thème «Mon livre, ma liberté», l'Esprit Panaf n'a pu échapper à cette règle, en vouant ainsi l'entame de ses activités à notre histoire d'abord. Intitulé Mintaka 25, le livre de Boudjeriou Ahmed s'évertue ainsi à démontrer comment Constantine est entrée en guerre contre l'ennemi colonial suite aux premières bombes déposées en avril 1955, comme symbole de commémoration du 08 mai 1945 et ce, sur ordre de Youcef Zighoud qui fut l'un des responsables du FLN, combattant pendant la guerre d'Algérie dans le nord-constantinois. «Le 30 avril 1955, Constantine est entrée en guerre et cela ne s'arrêtera plus jusqu'au 19 mars. Du 30 avril 1955 au 30 avril 1956, il y eut exactement 101 attentats. Tout ceci a suscité bien sûr des remous au niveau de la population européenne qui s'est sentie menacée. Elle pensait que la guerre avait lieu uniquement dans les Aurès» dira Ahmed Boudjeriou qui citera aussi plusieurs noms qui succèderont à la mort de Youcef Zighoud (à Sidi Mezghiche le 25 septembre 1956 dans un accrochage avec l'ennemi) notamment Lakhdar Bentobal qui, après la tenue du congrès de la Soummam le 20 août 1956, la wilaya a été divisée en zone, les zones en régions et les régions en secteurs, et enfin les secteurs en quartiers. «En 1958 après le retour de Ali Kafi qui avait succédé à Lakhdar Bentobal, Constantine est transformée en zone autonome». Le conférencier qui énumérera avec force détails plusieurs batailles qu'a mené Constantine ou la zone 5 a expliqué pourquoi son poste de commandement était à l'extérieur de la ville et non pas intramuros comme le reste des wilayas du pays. «Car elle était devenue un camps retranché. Toutes les rues étaient barricadées. Avec des portes grillagées. Il était pratiquement difficile d'y pénétrer. Les familles et tous les noms des habitants étaient fichés. Tout élément extérieur non déclaré entraînait l'embarquement de toute la famille !» Enfin, Boudjeriou Ahmed rappellera au public le rôle des femmes et leur combat durant la guerre de Libération nationale dont Meriem Bouatoura, Fadila Saâdane, Malika Hamrouche et d'autres dont certaines ont eu une fin tragique.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : R C
Source : www.lnr-dz.com