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La sous-traitance promise à un avenir florissant Algérie



L'avenir de la sous-traitance pourrait être florissant en Algérie à condition de remettre sa bourse en marche, d'évaluer l'existant et de mettre l'intérêt national au-dessus des intérêts individuels. C'est du moins ce qu'a estimé, mercredi dernier, le président du Club des Investisseurs du Grand-Constantinois, le Dr. Omar Mehsas en l'occurrence. En marge du 1er salon national de la sous-traitance mécanique qui se tient à Constantine depuis le 19 septembre, M.Mehsas a laissé entendre qu'il existe dans la région des entreprises en mesure de fabriquer de très nombreuses pièces auparavant importées à coup de devises fortes, pour peu que les fiches techniques leur soient communiquées correctement. De son coté, le représentant du groupe Sonatrach présent à ce salon, a indiqué que sa société a sorti de son catalogue, comportant quelque 5.000 pièces, un pourcentage de 10 à 20 % à soumettre aux entreprises nationales, publiques et privées, pour fabrication. M. Farid Benabdelli affirmera pour la circonstance que "nous sommes prêts à accompagner, cadrer et encadrer ces activités de sous-traitance car nous avons une idée sur la réalité du terrain et même une base de données sur les capacités de sous-traitance disponibles dans le pays". D'un autre côté, le directeur commercial de la Société nationale des véhicules industriels de Rouiba, M. Ali Issolah, a considéré qu' il existe des Algériens qui ont investi dans des machines extraordinaires, des équipements à commandes numériques capables de produire des machines d'une très grande précision et même d'autres qui produisent des pièces que nous importions et que nous avons découvert grâce à des rencontres de ce genre.
Des rencontres, estime t-il encore, qu'il va devoir multiplier et partant, étoffer. L'orientation du secteur industriel national vers une politique de promotion de la sous-traitance devait en effet commencer "déjà en 1985", a rappelé le directeur commercial de l'Entreprise des Tracteurs Agricoles, M. Abdelaziz El Gouacem. "C'est cette année-là (1985) que nous avions reçu une instruction ministérielle nous invitant à sous-traiter certaines de nos activités, nous conduisant à créer 14 ateliers à concéder dans ce cadre, mais très vite nous nous sommes retrouvés face à un vide juridique et le projet n'a pu se concrétiser", a-t-il enfin soutenu.
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