
Comment étaient les débuts de la série 'Les débuts remontent à 1975 et c'était par le biais de la station régionale de la Télévision algérienne que toute était parti. Je voulais à cette époque faire quelque chose sur l'humour populaire de société, à l'algérienne qui expose les soucis quotidiens des citoyens en mettant en scène le tempérament nerveux des Algériens, d'où le choix porté sur le titre. Mais il faut bien souligner qu'en dépit de sa nervosité, l'Algérien a toujours un bon c?ur.Comment expliquer le succès de cette série humoristique 'En plongeant dans le vécu des gens, au profond de leur marasme, ce travail a connu le succès. Les téléacteurs s'identifiaient aux sujets traités. Raison pour laquelle, je n'arrête jamais de plaider et d'appeler à donner l'empreinte algérienne aux productions cinématographiques ou audiovisuelles en exposant ses références et ses grandes préoccupations.Il y a aussi la qualité du casting...Absolument. Non seulement nous avons travaillé avec de grands comédiens, mais c'est plus l'harmonie qui prévalait entre les comédiens du TRC d'où est issu la plus grande partie des acteurs et actrices, et la station de Constantine dirigée alors par Farouk Bellagha, qui était productrice, régulière et très prolifique.Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à mettre fin à cette aventure 'Il n'y a pas eu d'arrêt au sens propre. Seulement que mon travail ne consistait pas seulement à faire de l'humoristique. On a fait beaucoup de films sur le patrimoine culturel, tel que Hizia, Skhab, Hidjrat Errasoul. Il se trouve que je suis un réalisateur qui a touché un peu à tout, la tragédie, l'histoire, la guerre, bien que j'étais plutôt porté sur la comédie.Avez-vous pensé à consacrer un long métrage à la série 'Je crois que l'idée peut faire l'objet d'un long-métrage plus tard même si les comédiens ont un peu vieilli. Mais ça serait compter la nouvelle relève qui je trouve capable de relever le défi d'autant plus que de nombreux jeunes comédiens s'identifient aux principaux acteurs de la série. Ils font tout simplement leur ouvrir la porte, comme je viens de le faire dans mon dernier film. « Les Intrus » où on a permis à une trentaine de talents en herbe de s'imposer.Il n'y a pratiquement pas de cinéma à Constantine. Le dernier film projeté en salle remonte à vingt ans. Pourquoi 'Ce n'est pas seulement la ville de Constantine qui souffre de cette situation, mais toute l'Algérie. Cela dit, je reste optimiste avec l'institutionnalisation de ce nouveau festival qui va ouvrir beaucoup de perspectives pour le cinéma. C'est un bon départ, mais il faut toujours penser à instaurer une base cinématographique qui aidera à l'éclosion de l'industrie du cinéma, en pensant bien sûr, à réhabiliter et à renforcer le réseau de salles.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : A G
Source : www.horizons-dz.com