La santé
scolaire, malgré son importance, occupe rarement les devants de l'actualité et
le Forum de la radio, qui en a traité les grands contours hier, a été une autre
preuve de déficit dans la communication et la sensibilisation dont elle
souffre, surtout en direction du partenaire majeur et incontournable, les
parents d'élèves.
Toutefois, à côté
de cette défaillance, la coopération existe dans ce domaine, et à un niveau
assez avancé entre la direction de l'Education et celle de la Santé à l'échelle
de la wilaya, et ce, de l'avis même des responsables, Hamou Koussa et Yasmina
Haichour, représentant respectivement les deux secteurs. Selon M. Koussa,
chargé des finances et des moyens généraux, « la santé scolaire est passée par
plusieurs étapes avant de donner les structures actuelles, qui sont les unités
de dépistage et de suivi (UDS), au nombre de 44 à l'échelon de la wilaya, et
qui visent à rapprocher le médecin de l'élève dans une mission de veille
régulière sur la santé des élèves ».
La responsable de
la coordination entre ces unités de suivi, à la direction de wilaya de la
Santé, a indiqué « qu'elles sont organisées de telle manière que chacune de ces
unités s'occupe de 5 à 7 établissements scolaires, sauf que certaines communes
dépassent largement ce chiffre, notamment à Aïn Abid.
Le plus gros du
contingent se trouve bien évidemment à Constantine (24 unités), suivi du Khroub
(10), alors que les autres communes bénéficient d'une unité chacune.
M. Koussa, de la
direction de wilaya de l'Education, reprend la parole pour préciser « que les
unités sont réparties selon la densité des élèves dans l'espace de la wilaya,
dont la plus importante est à Constantine, qui compte pas moins de 86.951
élèves, et du Khroub, avec 38.806 élèves.
Ces unités ont la
charge du dépistage et du suivi, mais également celui de la sensibilisation des
élèves à leur environnement, en coordination avec les services de l'Education
et de la Santé. Ainsi, il existe des programmes de coordination
multidisciplinaires à tous les niveaux qui tiennent, une fois par trimestre,
une réunion avec les autorités locales, et plus souvent si la nécessité se fait
sentir ».
Concernant les
pathologies détectées en milieu scolaire, lors de l'exercice 2007-2008, il
s'avère qu'elles sont dues essentiellement à la pollution de l'environnement
qui occupe le haut du pavé.
Viennent ensuite
la baisse d'acuité visuelle, de pathologie liées au souffle cardiaque, de
strabisme, rhumatisme articulaire aigu (RAA) etc.
Les auditeurs
dans leurs questions ont surtout insisté sur les risques que rencontrent leurs
enfants qui se déplacent vers les unités de dépistage et de suivi. Ainsi, des
parents signalent que leurs enfants, en traversant certains quartiers, et bien
qu'ils soient accompagnés par leur instituteur, ont été agressés par des jets
de pierres. D'autres déclarent que les unités en question sont insuffisantes et
très peu équipées en médecins, surtout en psychologues et en équipements pour
soins dentaires », cependant qu'un autre parent d'élève fait état de son
ignorance de l'existence de ces unités de santé.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A El Abci
Source : www.lequotidien-oran.com