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La santé gravement malade



La santé gravement malade
Nous avons été les témoins de quelques scènes effarantes. D'abord devant les urgences de l'hôpital universitaire Ibn Badis de Constantine et ensuite dans le domicile d'un malade dans un état grave. La veille de l'Aïd, toute une famille était dans le désespoir.
Devant l'hôpital, des agents de la police ainsi que des accompagnateurs de malades essayaient d'empêcher une femme de se lacérer le visage qui venait d'apprendre le décès de son époux. Elle ne pouvait pas approcher son corps et ne savait même pas où il se trouvait. Il fallait qu'elle rentre chez elle et attende le lendemain. Un autre attendait un moyen de transport pour ramener chez lui un malade dans un état grave. Il venait de recevoir une consultation dans les urgences donnée par des internes d'une grande disponibilité. Ordonnance en main, il fallait leur trouver les médicaments à prendre nécessairement dans les plus brefs délais. Hélas, c'est là que commence pour tous, la pénible galère. De Sidi Mabrouk au centre-ville du Khroub jusqu'à Aïn Smara en passant par Belle-Vue, la cité Boussouf et toute la périphérie, aucune pharmacie n'était ouverte. En désespoir de cause, le malade est rentré chez lui et pour soulager son mal, il s'est contenté d'une tisane et d'huile d'olive. Le lendemain, premier jour de l'Aïd et le surlendemain, c'est le même constat pour ce secteur de la santé désespérant car même si on trouve par miracle une pharmacie ouverte, le médicament n'est pas disponible. A l'hôpital ou cloîtrés chez eux, des citoyens sont en train de mourir. Pendant tout ce temps, des discours mensongers sont tenus et des lobbies ont accaparé le marché du médicament. Quant à la gestion des structures de la santé, le bricolage a suffisamment duré. C'est un intérimaire au niveau de plusieurs départements qui sévit à l'hôpital de Constantine, la pénurie de médicaments oblige les malades à faire des déplacements pénibles, coûteux et inutiles voir quelques fois fatals depuis plusieurs wilaya. Même la Direction de wilaya de la santé est depuis près de deux mois sous la responsabilité d'un intérimaire dont les compétences sont certainement reconnues mais son action est limitée. Dans un total anonymat, le déjà ancien directeur a été muté ailleurs. Peut être comme intérimaire. Oui, c'en est assez ! Il faut mettre fin à ce bricolage ou à se démettre pour ouvrir la porte à un minimum d'espoir.
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