
Beaucoup de familles ont des difficultés à subvenir aux besoins de leurs enfants en matière de fournitures scolaires et d'habillement. Puiser dans ses économies pour préparer la rentrée des enfants et penser ensuite au mouton de l'Aïd prévu pour le 23 septembre. Autant dire qu'une lourde facture les attend. A Constantine, comme dans le reste des villes algériennes, les magasins d'articles scolaires et de prêt-à-porter pour enfants sont bondés de monde. Les parents, munis de la traditionnelle liste de fournitures scolaires et accompagnés de leurs petits font la queue devant les boutiques au centre-ville, à Ali- Mendjeli ou au Khroub. Les parents partent à la recherche des bonnes affaires chez les commerces de gros et de demi-gros spécialisés dans les affaires scolaires. Il est difficile de s'y retrouver, les prix varient fortement d'une boutique à une autre, car on trouve de tout : des articles chinois plus abordables, et qui envahissent tous les marchés et les magasins, aux produits allemands ou français de qualité supérieure mais plus chers. Le prix du cartable, par exemple, peut aller de 700 à 7.500 DA pour des marques françaises, et le client a l'embarras du choix. Tout est une question de qualité, le sac à dos à 1.000 DA ne durera pas une éternité, au mieux, une année, par contre, celui à 6.000 ou 7 000 DA peut facilement tenir trois ans. Il y a ceux qui cherchent la qualité avant tout, tandis que d'autres sont attentifs aux prix. Ce qui est sûr, c'est que les rumeurs sur la rareté des produits à cause des restrictions sur les importations, ne sont pas fondées. Pratiquement tous les articles sont disponibles et les prix par rapport aux années précédentes sont plus ou moins les mêmes, selon le propriétaire d'un magasin à la ville Ali-Mendjeli. Un avis que ne partagent pas les clients qui, manifestement, estiment que cette rentrée sociale est coûteuse. « Certains produits sont difficiles à trouver et donc plus chers. Comme les feutres, les tabliers et les registres. J'ai quatre enfants scolarisés et nous essayons d'acheter les mêmes produits chez le même vendeur, histoire de bénéficier d'une baisse. Pour mes deux enfants inscrits au primaire, les fournitures me coûteront près de 5.500 DA, mais beaucoup moins pour mes deux filles, l'une au collège et l'autre au lycée. Pour vous donner une idée, le prix d'un cahier de 192 pages est à 100 DA, l'année dernière, il était à 80 DA, tandis qu'un cahier de 288 pages est à 110 DA alors qu'il était à 100 DA. Même chose pour les autres articles, comme les trousses ou les crayons. Ce sont de petites augmentations, mais qui, au final, ruinent », nous confie une mère de famille de 56 ans rencontrée à Ali-Mendjeli. Autre astuce pour faire de bonnes affaires : faire ses achats dans les marchés populaires ou chez les vendeurs ambulants. Ces derniers, qui sont certes peu nombreux cette année, proposent des prix alléchants, au détriment, bien sûr, de la qualité. Ainsi, dans la vieille-ville de Constantine, comme c'est souvent le cas, les vendeurs à la sauvette rivalisent de promotion et proposent une quantité impressionnante d'affaires scolaires en tous genres : des crayons à 10 DA la pièce, des trousses à moins de 100 DA, des cartables à 800 DA, voire moins, des cahiers de 120 pages à 30 DA. Bref, le client peut facilement faire une économies de 1 000 DA, voire plus. Des produits fabriqués en Algérie ou en Chine, et qu'importe la qualité, des fournitures destinées aux citoyens au revenu moyen et qui veulent avant tout que leurs enfants ne manquent de rien le jour « J ». « C'est vrai que par rapport aux produits proposés dans les boutiques, la qualité est médiocre, mais ce qui compte est que mes enfants auront leurs fournitures », nous dira Naïma, 45 ans, mère de trois enfants. Enfin, en cette veille de l'Aïd, il est à noter que les prix du mouton sont plus ou moins stables par rapport à l'année passée, notamment au niveau des marchés à bestiaux d'El Khourb ou Aïn Abid, avons-nous constaté.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Kaïs Benachour
Source : www.horizons-dz.com