Les spécialistes de la santé assistent à une diminution des principaux indicateurs concernant les contaminations à la Covid-19, notamment au niveau de la région est du pays. Cette tendance à la baisse concerne également les hospitalisations au niveau national dans leur ensemble et au niveau des unités de soins intensifs avec 42 patients actuellement en soins intensifs.Un recul relatif du nombre des contaminations qui est passé depuis plusieurs jours déjà sous la barre des 500 cas par jour. « La situation épidémiologique actuelle exige de tout citoyen la vigilance et le respect des règles d'hygiène et de distanciation physique », insistent tous les membres du Comité scientifique de suivi de l'évolution de la pandémie de coronavirus.
Selon les derniers bilans communiqués,18 wilayas ont recensé moins de 9 cas le vendredi, 17 n'ayant enregistré aucun cas, alors que 13 autres ont enregistré plus de 10 cas. Pour autant, « ce recul ne doit pas entraîner une baisse de notre vigilance », insiste le porte-parole du Comité scientifique de suivi de l'évolution de la pandémie de coronavirus (Covid-19) le Dr Djamel Fourar avant d'ajouter : « Le respect des mesures barrières s'impose toujours », en rappelant l'obligation du respect du confinement et du port du masque.
Cependant, cette tendance à la baisse a été rendue possible grâce aux mesures de confinement mises en ?uvre et à une prise de conscience des citoyens sur l'importance de respect des mesures barrières, ce qui a permis d'alléger la pression à laquelle étaient soumis les hôpitaux puisque « 5 000 lits sont actuellement occupés contre 12 000 en juillet », selon le Dr Fourar. Plusieurs services au niveau des différents hôpitaux ont été vidés bien que le personnel médical soit toujours en alerte.
La tension sur les lits d'hospitalisation a diminué et le taux de remplissage continue de fléchir selon les médecins qui se consacrent aux cas graves, ce qui explique le nombre de décès en baisse, ces derniers jours, variant entre 8 et 9 décès par jour contre 20 décès par jour au mois de novembre.
« Le virus est dans notre environnement et n'attend que des conditions propices pour se propager », souligne le
Dr Khelifa, épidémiologue à Constantine qui appelle, lui aussi, à la prudence. Au niveau du CHU Ben-Badis et celui de Mustapha-Pacha, le taux d'occupation des lits ne dépasse pas les 24% alors qu'au niveau national, il est de 26,06%.
« Des signes encourageants mais, l'on est encore loin », estime le médecin. Et d'insister pour dire : « Avec l'acquisition d'un vaccin, il faudra plusieurs mois pour immuniser toute la population .»
Ilhem Tir
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ilhem Tir
Source : www.lesoirdalgerie.com