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La prise de conscience



La prise de conscience
Mobilisation - Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, des mouvements nationalistes algériens voient le jour.
Ils avaient pour tâche d'unifier les Algériens autour d'un seul but : l'indépendance de l'Algérie. Plusieurs partis vont être créés et plusieurs pamphlets seront écrits pour défendre le droit à la dignité. Une attitude bien évidemment non admise de la part du colonialiste.
La plupart des figures du mouvement algérien vont être surveillées de près par les services policiers français, d'autres seront exilées vers d'autres pays comme l'a été l'émir Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi en Egypte, puis en Syrie. L'émir Khaled préside le premier parti algérien l'association de l'Etoile nord-africaine de 1926 jusqu'à sa mort en 1936.
Son rôle fut symbolique puisqu'il fut exilé. Messali Hadj, Malek Bennabi, Mohamed Hamouda Bensai, Saleh Bensai, Abdelhamid Ben Badis, Mohamed Bachir El-Ibrahimi, Fodil El-Ouartilani, Larbi Tébessi, Ferhat Abbas, Chérif Saâdane, Omar Ouzeggane étaient tous sous l''il vigilant des Français. Le génocide perpétré le 8 mai 1945 allait être la goutte qui fera déborder le vase. Des milliers d'Algériens ont été froidement assassinés ce jour-là par les services de sécurité français à Sétif, Kherrata, Guelma et l'Algérois. «La répression de l'armée française est brutale. Officiellement, elle fait 1 500 morts parmi les Algériens, chiffre potentiellement sous-estimé et probablement plus proche des 20 000 à 30 000», selon l'historien Benjamin Stora. Le Parti du peuple algérien (PPA), quant à lui, a estimé qu'il y a eu 45 000 morts.
Certains historiens considèrent ces massacres comme le véritable début de la Guerre d'Algérie. Le véritable tournant. Quelques jours seulement après ces massacres, le jour même et alors qu'ils venaient présenter leurs v'ux à Yves Chataigneau à l'occasion de la défaite de l'Allemagne nazie, Mohamed Bachir El-Ibrahimi, Ferhat Abbas et Hadj Ahmed Chérif Saâdane seront arrêtés car accusés d'avoir «porté atteinte à la souveraineté française» par la fomentation des sanglants événements de Sétif. Ils seront incarcérés à la maison d'arrêt d'Alger puis transférés à celle de Constantine. Messali Hadj est emprisonné, le Parti du peuple algérien et l'Association des oulémas musulmans algériens également.
Alors, l'Organisation spéciale apparaît et elle a pour but de rassembler les armes pour le combat. Mohamed Belouizdad fut le premier chef de l'organisation clandestine. Ensuite, Hocine Aït Ahmed prend la tête de l'Organisation et continue à 'uvrer pour l'achat des armes.
La poste d'Oran fut attaquée par les membres de l'OS. Ferhat Abbas et Chérif Saâdane, à leur sortie de prison de Constantine en avril 1946, créent l'UDMA (Union démocratique du manifeste algérien). Ahmed Ben Bella prend la place de Hocine Aït Ahmed en 1949. Le plan de l'organisation est dévoilé et une chaîne d'arrestations est entamée par les autorités françaises en 1950.
Le CRUA est fondé en mars 1954, il organisera la lutte armée. Le parti du Mouvement national algérien est fondé en juillet 1954 par les messalistes. Par la suite, le Front de libération nationale (FLN) est fondé en octobre 1954 par la branche du CRUA (Comité révolutionnaire d'unité et d'action).
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