Constantine

La population souffre dans l'indifférence



La population souffre dans l'indifférence
Du côté de Draâ Ennaga ou de Djebel El-Ouahche, le ciel n'est plus visible depuis vendredi dernier. Une épaisse couche de nuages couvre tout l'horizon qui n'annonce rien de bon. Qui consulter pour en savoir plus ' Certainement pas les services de la météorologie qui ont, paraît-il, diffusé un BMS.
Hélas dans de leur bulletin, Constantine n'est même pas cité. Comme si c'était la capitale de l'Est d'un quelconque autre pays. Béjaïa, Jijel ou Skikda n'ont, d'ailleurs, jamais existé. Il faut se réfugier sur des sites Internet pour se renseigner au moment où le bulletin de la télévision décrypte dans le détail les températures en Europe ou du continent américain, après que le journal se soit longuement attardé sur la situation en Pologne ou en Islande. C'est sûrement plus nécessaire que de perdre la langue du côté de Aïn Defla, Oum El Bouaghi ou de Amchat Erras. Cela fait, l'écran propose sa belle plaque de public concernant les prochaines élections qui vont faire le bonheur du peuple. Seulement, il fallait mieux faire défiler les images du réel quotidien qui vont révéler à la haute sphère que le kilogramme de la pomme de terre est proposé à 85 DA grâce aux excellents résultats de la politique menée par le «brillant» ministère de l'Agriculture. Que la baguette de pain nargue du fond de sa crasseuse corbeille le consommateur à 35 DA et un peu plus loin le sachet de lait de vache est pour sa part à 50 DA seulement. Encore, il faut être un infatigable «dergaz» pour découvrir le trottoir sur lequel cela se vend. Surtout quand les moyens de transport n'existent plus depuis vendredi dernier. C'est que la capitale de l'Est est totalement paralysée. Cette pauvre wilaya, qui semble avoir été frappée de malédiction depuis qu'elle s'est livrée à ses invisibles élus qui sont dans un profond sommeil. Sinon ils auraient au moins entendu les gémissements de ces nombreuses familles parquées dans des hangars à moins de 6°C. Ils auraient entendu les cris de ces autres citoyens qui ont été obligés de bloquer ce qui reste praticable de la route au Chalet des Pins ou à Ouled Braham sur l'avenue Abdelmalek-Kitouni. Ces foyers manquent d'électricité depuis plus de 72 heures. En plus de cela, d'autres ne sont pas alimentés en gaz naturel, et il est exclu qu'ils puissent trouver le luxueux butane qui donne l'impression d'avoir été confisqué à d'autres fins depuis la généreuse tutelle de Chakb Khalil que le peuple a cruellement perdu. Mais qu'importe, ils sont nombreux à avoir la même évaluation quand à la considération des citoyens et de ses richesses. Ces citoyens qui ne disposent pas de gaz naturel, cette richesse naturelle qui a été exploitée pour remplir les caisses de la corruption élevée jusqu'au rang ministériel. On ne sait pas qu'elles sont les souffrances de la population dans les daïras et communes reculées mais au chef-lieu de la wilaya, la situation est des plus déplorable. Encore une fois, il a fallu que le député Hadj Abderahmane Rafaâ frappe du poing chez les responsables de la Sonelgaz et les élus de l'APC pour que des techniciens se déplacent au Chalet des Pins et à l'avenue Kitouni. Les promesses sont encourageantes mais pourquoi Dieu fallait-il que les citoyens sortent manifester sur les routes pour réagir. Pourquoi, le wali ne prend pas des mesures pour sanctionner ce laisser-aller inadmissible. Certes les conditions ne sont pas encourageantes mais pas au point de démissionner aussi honteusement de toutes ses obligations.
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