
Bâtisses en béton et jardins potagers, entre autres, y poussent entre les rares arbres de chênes-lièges encore debout.Un espace de détente et d'aération, connu dans le milieu sportif local sous l'appellation de Black Forest (forêt noire) d'une dizaine d'hectares, principalement de conifères, fait l'objet, en silence, d'un massacre à la tronçonneuse qui touche une partie de ses arbres. Situé aux abords de la RN 44 à moins de 2 km seulement de la sortie ouest de la ville de Berrahal, le site en question existe depuis environ cinq décennies. Et au fil des années, il est devenu le sanctuaire des sportifs, toutes disciplines confondues et aussi un lieu de détente pour la population locale. Mieux encore, deux infrastructures sécuritaires ont été réalisées aux abords de ce "mini-parc" naturel. D'abord la brigade de la BMPJ qui a vu le jour il y a une dizaine d'années, et depuis quelques mois la brigade des motards de la Gendarmerie nationale. "Tous les habitants ne veulent pas qu'on détruise ce magnifique espace vert. Les parents, les enfants et les sportifs profitent de cet endroit à longueur d'année. Je trouve qu'il est dommage de détruire le peu de nature que nous avons et le plaisir que peuvent avoir nos enfants en allant y jouer et des sportifs s'y entraîner", a tenu à dénoncer avec amertume un médecin de la ville rencontré sur les lieux, alors qu'il faisait son footing. Il est vraiment triste de constater que des assiettes relevant du parc sont préparées, clandestinement, à être bétonnées au beau milieu des arbres. Tout cela se fait en l'absence de réaction des services censés protéger ces espaces. Mais à Berrahal, où règnent l'anarchie, le tribalisme, le régionalisme et une quasi-absence de l'Etat, des terrains ?toutes natures juridiques confondues ? sont livrés à un véritable "pillage". En effet, en face de ce site, sur l'autre sens de la RN44 reliant Annaba à Constantine et à Skikda, la mafia du foncier ne semble reculer devant rien, au moment même où les potentialités foncières destinées à l'investissement et à la promotion immobilière se rétrécissent comme une peau de chagrin et que les autorités éprouvent de grandes difficultés pour la mobilisation de terrains d'assiettes. La forêt appelée communément Ballot Ezaouch de chênes-lièges demeure un cas des plus édifiants. Cet espace fait l'objet d'un pillage systématique au vu et au su de tout le monde. Autrefois très dense, cette forêt de quelques 2000 ha appartenant au secteur des forêts, relevant d'une zone protégée, a perdu, au fil des années, pratiquement 80% de sa végétation. Bâtisses en béton et jardins potagers, entre autres, y poussent entre les rares chênes-lièges encore debout. Comble de l'ironie, des bâtisses à l'allure de "ranchs" américains ont vu le jour ces dernières années en toute impunité, à proximité des zones boisées.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : B BADIS
Source : www.liberte-algerie.com