Constantine - Revue de Presse

La pomme de terre fait de nouveau parler d'elle



La pomme de terre revient ces derniers jours pour occuper les devants de la plupart des discussions des ménagères. Et pour cause, la fameuse tubercule a repris ses envolées de prix, retrouvant par là ses pics de 40 dinars au niveau des marchés du centre-ville et jusqu'à 50 dinars dans les épiceries des différents quartiers, un prix que d'aucuns pensaient comme faisant partie du passé. Beaucoup s'interrogent à Constantine sur le « tapage » fait quant au stockage de milliers de quintaux de pomme de terre placés en été dans des chambres froides, pour justement inonder le marché et éviter cette flambée des prix. En tout cas, l'éclipse des «prix fous» et inconsidérément élevés n'aura finalement été que d'une courte durée, au grand dam des citoyens aux bourses modestes qui n'arrivent pas à s'expliquer les grandes oscillations de coût de ce légume. Personne ne s'explique en ville sur ces prix passés soudainement de 25 à 40 dinars et plus. Quoi qu'il en soit, plusieurs personnes disent avoir eu «maille à partir» avec cette pomme de terre qui n'arrête pas de les narguer du haut de ses prix depuis quelques jours déjà.

Beaucoup de pères de famille rencontrés faisant leurs emplettes au marché de Boumezzou du centre-ville confient «qu'ils ont décidé de se passer de cette tubercule, en attendant des jours meilleurs, quand il y aura une baisse des prix». Car, ajoute-t-on, «on commence maintenant à s'habituer à ce jeu de yo-yo, avec ses périodes de hausse et de baisse brutales ».

D'autres pères de famille, couffin vide à la main, entrent dans la discussion, et l'un d'eux, à l'allure d'un haut fonctionnaire, déclare tout de go : «Comment voulez-vous que les Constantinois, dont la moyenne de consommation par ménage et par an est actuellement de 56 kilogrammes, se situant loin derrière la norme internationale qui est estimée à 110 kg par ménage et par an, fassent des efforts dans l'alignement à ce standard, si les prix continuent à se situer à ce niveau inaccessible pour le plus grand nombre ?». « Qu'on ne vienne pas nous dire après que ce sont les modes et styles de vie qui déterminent le niveau de consommation. La politique des prix pratiqués y est pour beaucoup, sinon pour la plus grosse partie», commente un autre. Et d'enclencher : «Mais qu'est-ce qu'on attend pour agir sur les prix et soulager les ménages à revenu moyen ? ».

Le directeur des services agricoles (DSA) contacté à ce sujet, et particulièrement sur le retard de l'alimentation des marchés par les pommes de terre stockées, reconnaît que le prix de gros de la pomme de terre, qui se situe actuellement à 30 dinars le kg, est véritablement élevé.

Mais il a fallu attendre l'accord du ministère pour que le wali donne à son tour l'autorisation de déstocker les quantités emmagasinées dans les chambres froides. Et d'ajouter que le déstockage régulier des 6.000 quintaux sous froid pour la wilaya de Constantine sera effectif à partir d'aujourd'hui mercredi.


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