Constantine - A la une

« La mort d'Amirouche et de Si El Haouès n'était pas un complot » Omar Ramdane, ancien officier de l'ALN



« La mort d'Amirouche et de Si El Haouès n'était pas un complot » Omar Ramdane, ancien officier de l'ALN
L'ancien moudjahid raconte qu'il n'était pas loin de l'endroit où sont tombés en martyrs, les deux colonels, plus précisément au pied du Djebel Thamer. « Les deux chefs militaires étaient en route vers la Tunisie pour une réunion des officiers. Ils ont pris le chemin du sud, car la route du nord qui traverse Constantine, Annaba, et El-Kala était pratiquement infranchissable du fait d'une présence militaire française impressionnante alors que la ligne Challe venait d'être renforcée par l'armée française », se rappelle Omar Ramdane lors d'une conférence-débat organisée, hier, par l'association Machaâl Chahid à Blida. En fait, lorsque les deux chahids étaient accueillis par Omar Dris, le chef de la wilaya VI dans la zone de Djebel Thamer, l'armée française, qui a repéré la colonne des moudjahidine, ignorait la présence des deux officiers supérieurs de l'ALN. Lors du long accrochage qui a suivi, le secrétaire de Omar Dris, un aspirant, a été capturé par les soldats français. Sous la torture, il a avoué la présence de deux colonels parmi le groupe des moudjahidine. « C'est à ce moment là que l'armée française demanda du renfort aérien pour anéantir le groupe des colonels Amirouche et Si El Haouès », affirme l'ancien officier de l'ALN. La preuve ' « Nous avons visionné plus tard des images de l'Institut national de l'audiovisuel (INA) français et nous avons trouvé la séquence dans laquelle l'aspirant était en train d'être interrogé par l'armée française », relate l'ancien moudjahid. En présence des élèves de l'Ecole de police de Soumâa, de la Protection civile, de la formation professionnelle et ceux du CEM Youcef-Boukhrouf de Médéa, Omar Ramdane a évoqué les supposés conflits qu'il y aurait eu pendant et après la guerre de Libération entre les chefs des différentes wilayas. « Il n'y avait aucun conflit entre les chefs des wilayas, mais il y avait une crise au niveau de la direction nationale de la révolution », note-t-il. Au sujet de la date du 19 mars, Omar Ramdane dira que, normalement, cette journée aurait dû être celle de l'anniversaire de l'indépendance. « Mais le conseil national de la révolution a retenu la date du 5 juillet pour deux raisons. La première, pour donner le choix aux Algériens de se prononcer, à travers un référendum qui s'est tenu le 1er juillet 1962 pour décider s'ils veulent rester sous la coupe de la France, de s'en séparer à moitié ou de choisir l'indépendance totale. La seconde raison est que le 5 juillet a été la journée de la prise d'Alger par l'armée française en 1830 ».
Votre commentaire s'affichera sur cette page après validation par l'administrateur.
Ceci n'est en aucun cas un formulaire à l'adresse du sujet évoqué,
mais juste un espace d'opinion et d'échange d'idées dans le respect.
Nom & prénom
email : *
Ville *
Pays : *
Profession :
Message : *
(Les champs * sont obligatores)