Par milliers, les Constantinois ont fait entendre encore une fois leur voix. Ce nouvel acte de protestation et de mobilisation massive aura été, en plus du rejet de la présidentielle, aussi celui de la menace d'une "grève générale jusqu'à la chute du régime" brandie par les marcheurs. En effet, le rejet de ce scrutin a été, ce vendredi encore, l'un des pivots de la mobilisation qui a drainé une foule immense battant le pavé du palais de la culture Mohamed Laïd-El Khalifa jusqu'à la place de la Pyramide, en passant par les allées Ben-Boulaïd, l'avenue Belouizdad, le boulevard Abane-Ramdane, l'axe principal longeant le centre-ville, une mobilisation qui n'avait rien à envier à celle des vendredis du mois d'avril dernier.Les marcheurs, qui ont sillonné les principales artères de la capitale de l'Est, ont exigé la libération des détenus du hirak et le départ des tenants du pouvoir. Ils ont crié haut et fort : "Libérez Bouregâa", "Libérez nos enfants, ils n'ont pas vendu de la cocaïne" et "Sahafa horra, âadala moustakila" (Presse libre, justice indépendante).
Un employé d'une entreprise étatique, rencontré hier, au centre-ville dira : "Je ne voterai pas, cela fait 9 mois que nous sommes dans la rue et nous ne nous arrêterons qu'une fois les revendications du peuple satisfaites.'' Il convient de noter que cette semaine a été marquée à Constantine par des marches nocturnes quotidiennes. Ils étaient à chaque fois des centaines à répondre présents pour dire "non" à l'élection présidentielle du 12 décembre prochain, ce que les marcheurs de ce 42e vendredi ont réitéré par milliers et avec force.
Aussi, pour la première fois depuis le 22 février, la marche d'hier à Constantine a été suivie depuis 12h30 par un hélicoptère des forces de sécurité, lequel n'a quitté le ciel de Constantine qu'au crépuscule.
Ines Boukhalfa
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ines BOUKHALFA
Source : www.liberte-algerie.com