La consommation irraisonnée de sucre en Algérie cause des dégâts dramatiques à la santé publique en Algérie, avec l'augmentation des cas de diabète. Le plus désolant est que cette maladie prospère à la vitesse grand V pour les deux types de diabètes.En effet, le diabète de type 1 qui touche plus particulièrement les enfants, et les adolescents en Algérie est dû à l'arrêt de la production d'hormone insuline par le pancréas, ce qui provoque fatalement pour les organes anatomiques une cessation des suppressions de glucose en surplus dans le foie. L'autre diabète communément nommé de type 2 insulo-résistant, plus coutumier, est consécutif à une mauvaise utilisation de l'insuline par les cellules de l'organisme. Ce dernier survient sur des sujets de plus de 40 ans en surcharge pondérale, autrement dit en surpoids. Des milliers de nationaux souffrent de cette maladie chronique qui est à même de se compliquer très sérieusement, surtout en ce qui concerne les personnes atteintes du diabète de type 2 cumulant dans leur alimentation trop de sucre, et de matières grasses. Le taux de sucre augmente dans le sang principalement si le sujet ne fait pas une activité sportive, pour éliminer les glycémies en surplus, qui ne peuvent que grimper en sollicitant de gros efforts au pancréas jusqu'au jour où se dernier n'arrivera plus à faire fonctionner les cellules normalement. Les séquelles sont extrêmement lourdes et variées. Perte progressive de l'acuité visuelle, jusqu'à la cécité. Difficultés de la cicatrisation du derme, détérioration des vaisseaux sanguins, infections des doigts du pied causant généralement l'amputation des membres inférieurs, vertiges et évanouissement. Les dégâts causés par le sucre font que cette maladie est devenue un souci permanent et mondial pour l'Organisation mondiale de la santé, au point où une journée mondiale du diabète est devenue une journée officielle des Nations Unies. Le diabète est la conséquence d'une mauvaise alimentation. Le sucre aussi surnommé «drogue douce» en raison de la facilité à imposer son addiction est devenue un fléau national et international. D'après les statistiques officielles, l'Algérie compterait plus de deux millions de diabétiques et 38 000 nouveaux détectés par an pour le type 1. Les décès liés à la maladie interpellent les pouvoirs publics en charge de la Santé, puisque rien que pour le diabète de type 1, on compterait 26 cas décédés âgés de moins de 20 ans sur 100 000 habitants. En plus de l'usine de Constantine, nous avons appris qu'un complexe de production d'insuline va être construit à Boufarik, dans la wilaya de Blida. Le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, Mokhtar Hasbellaoui, a procédé la semaine dernière, à la pose de la première pierre de production d'insuline, sous forme de solution injectable en stylo pré-rempli. Ce projet qui sera édifié en collaboration entre Saidal et les laboratoires Norvégiens Novo Nordisk contribuera sans nul doute à soulager les besoins quotidiens des diabétiques en insuline.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Amar Khelifi
Source : www.lnr-dz.com