Depuis un certain temps, l'université 3 de Constantine fait parler d'elle, suite au climat d'insécurité qui y régne. Même si, aujourd'hui, les choses sont plutôt sous contrôle, il reste que le problème des fraudeurs, connus aussi sous le nom de taxieurs clandestins, est toujours d'actualité. Ces derniers occupent résolument l'entrée principale de l'université. Une présence qui génère, le plus souvent, des altercations violentes entre eux, suite à des disputes pour les clients. Les interventions multiples de la police, dont le siège est à quelques mètres, ne les ont pas dissuadés. Ils reviennent à chaque fois à la charge. Leur présence en ces lieux est plutôt curieuse, car on se doute, selon des étudiants, de l'existence de dealers parmi eux. Pour quelles raisons les étudiants parlent de vente de drogue' Le doute n'est plus de mise. À titre illustratif, l'université 3, au niveau de la nouvelle ville Ali Mendjeli, fut, des années durant, le théâtre de dépassements, d'agressions et d'affrontements entre gangs. Une situation ayant généré un climat d'insécurité. La drogue et l'introduction des malfaiteurs faisaient, jusqu'à un temps récent, l'actualité de ce lieu. On parle même de plusieurs agressions à l'intérieur de ce qui est censé être une ville universitaire renfermant aussi des résidences, mais qui ne répond à aucune norme dans ce sens. Une situation et des inconvénients dénoncés, tant les lieux devenaient un lieu de délinquance en raison d'une occupation anarchique et irrégulière (appelé «clando» par les étudiants). Par peur ou par complicité, les agents de sécurité fermaient les yeux, notamment sur ces transporteurs clandestins, stationnés devant la portail. Les étudiants craignent même pour leurs vies dans la mesure où les lieux sont squattés par des individus qui n'ont rien à voir avec l'université. Pour eux, la cité universitaire est devenue invivable. Il a fallu plusieurs mouvements de protestation pour susciter la réaction des instances responsables. Si l'on ne parle plus d'agression à l'intérieur de cette ville universitaire, les craintes ne se sont pas dissipées pour autant. Les étudiants gardent toujours en mémoire l'agression de cet étudiant dans l'enceinte même de l'université, ainsi que le kidnapping de deux résidents, dont une étudiante de 22 ans.Fort heureusement, l'intervention de la police a permis leur délivrance et l'arrestation des deux ravisseurs qui ont pénétré à l'intérieur, avec un véhicule sans badge. Comment ont-il réussi à tromper la vigilance des agents de sécurité' La question reste toujours en suspens. Et dire que cette résidence a été conçue pour être à l'image des villes universitaires répondant aux normes universelles. En vain!
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : Ikram GHIOUA
Source : www.lexpressiondz.com