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La LFC 2013 annulée, les mesures prises par le gouvernement gelées jusqu'en 2014



La LFC 2013 annulée, les mesures prises par le gouvernement gelées jusqu'en 2014
La maladie du Président remet en cause la loi de finances complémentaires (Ph. M'hamed Kerrouche)Le gouvernement ne va pas recourir à une loi de finances complémentaires en 2013, dérogeant à une règle instituée par le chef de l'Etat depuis plusieurs années. « Tous les projets qui ont été introduits dans la LFC 2013 seront reproduits dans la loi de Finance 2014 », a annoncé ce lundi, le ministre des finances Karim Djoudi, en marge de la cérémonie d'ouverture de la session d'automne du Parlement. Selon le ministre, le projet de loi de finances 2014 est déjà ficelé et n'attend que son adoption par le conseil du gouvernement et celui des ministres avant de le soumettre au Parlement. Karim Djoudi n'explique pas pourquoi le gouvernement a fait l'impasse sur la loi de finances complémentaires alors que l'année 2013 a connu des dépenses supplémentaires engendrées par une série de mesures prises, entre autres, en faveur de la création d'emplois. Pourtant, un communiqué de la Présidence avait annoncé à l'issue de la visite qu'a rendue Abdelmalek Sellal au chef de l'Etat à Paris en compagnie du chef d'état-major, le général Ahmed Gaid Salah, que Abdelaziz Bouteflika a instruit le Premier ministre de « finaliser le projet de loi de finances complémentaire 2013, ainsi que l'ensemble des autres projets de loi, examinés par le gouvernement afin qu'ils soient prêts pour leur adoption au prochain Conseil des ministres ». Le conseil des ministres n'a pas eu lieu et la LFC a été annulée.
Les mesures gouvernementales gelées
Abdelmalek Sellal a affirmé ce lundi que cette annulation « ne pose aucun problème, ni pour la gestion des projets, ni pour celle des affaires (du pays) ». Cependant, les dernières mesures annoncées par le gouvernement en faveur de la création d'entreprises dans le cadre des dispositifs d'aide à l'emploi de jeunes Ansej et CNAC risquent de ne pas être mises en application fautes d'allocations budgétaires prévues dans la LFC. Pour l'économiste Salah Mouhoubi, même si le fait d'inscrire les dépenses exceptionnelles de l'année 2013 dans la loi de finances 2014 n'aura pas d'incidence majeure sur l'équilibre budgétaire, les mesures prises par le gouvernement qui ont une incidence financière et les nouveaux projets seront « gelés » jusqu'en 2014. Ces décisions concernent entre autres, la suppression définitive des taux d'intérêts imposés aux crédits bancaires pour tous les projets d'investissement réalisés par les jeunes à travers le pays. Une mesure qui ne manquera pas d'engendrer des dépenses supplémentaires au budget de l'Etat, puisque le Trésor public devra supporter la suppression du taux d'intérêts. La LFC 2013 devait également prendre en charge les nouvelles dépenses induites par l'organisation de la manifestation culturelle « Constantine capitale de la culture arabe » pour 2015.
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