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La femme au centre d'intérêt de la 10e édition du théâtre comique



La femme au centre d'intérêt de la 10e édition du théâtre comique
La femme est le sujet dominant de la 10e édition du Festival national de théâtre comique, ouvert le 30 septembre dernier à Médéa avec pour toile de fond des représentations « typiques » démontrant l'homme imbu de préjugés, et à travers lui toute la société, contre la femme. Choix délibéré du comité de sélection du festival, jugeant opportun d'opter pour cette thématique vu la place de la femme dans la société notamment arabe, ou simple coïncidence qui a tout au moins le mérite d'aborder un sujet entouré de tabous, en particulier dans une société où la femme fait souvent l'objet de clichés réducteurs.Les pièces en compétition pour la « Grappe d'Or » tentent, dans leur quasi-majorité, d'apporter un « regard nouveau et objectif » sur la femme, la « dédiaboliser » en quelque sorte, en invitant le public, à travers ce moyen d'expression populaire, à reconsidérer son approche et sa vision vis-à-vis de la femme, de se faire sa propre idée de ce qu'elle est et de ce qu'elle représente, sans se référer aux clichés et aux idées préconçues. Un exercice assez difficile et à l'effet incertain, eu égard aux pesanteurs socioculturelles, mais qui mérite d'être tenté. La première pièce va s'essayer sur ce « terrain mouvant », « Nissaa Al Madina » (Les femmes de la ville), une production du Théâtre régional de Constantine qui met en exergue l'exploitation par l'homme de la faiblesse de la femme et la capacité de cette dernière à s'adapter aux pires des situations. « Les femmes de la ville » est l'histoire de deux belles femmes convoitées par un seul homme qui va user de tous les subterfuges pour accaparer leur fortune, en ce faisant passer pour le « prince charmant ». Les deux femmes parviennent à déjouer le piège et s'éloigner du danger qui les guettait. « Kareb Al Ghaba » (le bateau de la forêt) est calqué sur l'histoire du « Titanic » et raconte les mésaventures d'une « fille-mère », pourchassée par la société et qui va trouver refuge dans une forêt. Là-bas, elle fait la connaissance d'un garde champêtre, dont le mariage a tourné court, qui, une fois informé de son histoire, change d'attitude vis-à-vis d'elle et devint agressif.Après cette « volte-face », les deux personnes parviennent à enterrer leurs différends et entament ensemble une nouvelle vie. Finalité des choses, le dialogue et la compréhension de l'autre est la clef d'une bonne entente. « Ninna », du Théâtre régional de Saïda, emprunte une voie différente des précédentes pièces pour mettre en lumière une facette de cette relation « conflictuelle » entre la société et la femme, à travers les péripéties de « Ninna », une militante féministe soucieuse de partager ses « idées émancipatrices » avec des femmes issues de milieux ruraux. Un comportement jugé « belliqueux » par les habitants des villages où « Ninna » a tenté de reproduire son expérience. La satire et la dérision sont mises à contribution pour relater la relation tendue entre « Ninna » et la société à laquelle elle appartient, mais qui lui ferme toutes les portes du dialogue.


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