Les établissements scolaires sont frappés de paralysie au début de cette
deuxième semaine de grève, une grève désormais «reconduite automatiquement»
dans les mêmes conditions, si les revendications des enseignants ne sont pas
satisfaites, comme le souligne la décision prise ce jeudi dernier conjointement
par le CNAPEST et l'UNPEF. Autant dire que le débrayage limité au départ à une
semaine prend les formes d'une grève franchement ouverte.
A Constantine, et à travers
toutes les wilayas de l'Est du pays, la mobilisation n'a pas baissé d'un cran.
«Bien au contraire, l'adhésion au mouvement de protesta s'élargit de plus en
plus», souligne le coordonnateur du CNAPEST au niveau de la wilaya de
Constantine. Ajoutant dans ce sillage que «la pression ne cesse d'augmenter au
sein des enseignants». Le taux de suivi annoncé par les syndicalistes dépasse
les 90%, voire 100% à travers certains lycées. Chose qui fera dire à M.
Boucetta «qu'il n'y a plus de pédagogie !». Et l'affichage, hier, au niveau de
tous les établissements scolaires de la décision de justice, rendue en référé
par la chambre administrative la semaine dernière qui, rappelons-le, ordonne
l'arrêt de la grève, sous le motif de «négociations en cours», «n'a pas eu
raison de la volonté des enseignants d'aller jusqu'au bout dans ce bras de fer
engagé avec la tutelle», relèvent les représentants des grévistes.
Le coordonnateur du CNAPEST
estime à ce propos qu'en matière de négociation, la tutelle s'est limitée à
nous promettre de transmettre nos doléances au gouvernement, qui seul possède
les prérogatives de trancher sur les points de la plate-forme de revendications,
dont l'essence verse globalement dans le contenu salarial.
Notre interlocuteur nous confiera
qu'aujourd'hui même les représentants du CNAPEST et ceux de l'UNPEF sont
conviés au ministère de l'Education, afin certainement de trouver une issue qui
mettrait fin au conflit, un conflit qui tend vers le pourrissement et qui
commence à inquiéter sérieusement les parents d'élèves. «Espérons seulement que
nos interlocuteurs ne nous avouent pas encore leur impuissance à régler nos
problèmes et nous donnent quelque chose de concret», lancent les syndicalistes
concernés par cette réunion.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A Zerzouri
Source : www.lequotidien-oran.com