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La création des annexes du SAMU peine à voir le jour



La création des annexes du SAMU peine à voir le jour
Nasser HannachiLe Samu, ce service d'urgence ambulant est sollicité à chaque moment par des relais aux personnes en détresse. Malaise cardiaque, évanouissement soudain, fièvre inexpliquée ou non régulée par des antipyrétiques, ce sont autant d'affections qui motivent le recours aux trois numéros mis à la disposition des citoyens pour espérer une présence rapide de ce service à la limite de l'humanitaire. Pour peu que les préposés au standard décrochent, et que la route offre une fluidité maximale pour faciliter l?accès aux intervenants. Aujourd'hui le développement grandissant de la ville devra être suivi par d'autres feuilles de routes inhérentes à l'assistance médicale. Les établissements sanitaires de proximité ont résorbé un déficit, fut-ce sommaire. Du moins il reste à élargir le réseau du Samu pour entrevoir un maillage urgentiste. Les spécialistes de la santé n'ont eu de cesse de réitérer l'appel. Le ministère du secteur promet depuis au moins 10 ans. En vain. La problématique perdure dans les localités isolées. Même si les traditionnelles ambulances ont été supplantées par des box sophistiqués bien équipés médicalement pour apporter assistance aux malades. Ce sont des vies qui sont sauvées au quotidien. Nul ne pourra désavouer l'intérêt et l'avantage garantis par ce service -actionné à l'échelle des grandes villes en premier lieu à (Alger Oran et Constantine dans les années 90)- en dépit des multiples manques décelés moult fois par des médecins en chef, et lesquels persistent. «La wilaya de Constantine est grande. Avec ses douze communes la tâche devient de plus en plus ardue pour les secouristes du CHU», souligne un paramédical affilié à ce segment vital de soin. Pour le professeur A. Achour, les moyens manquent toujours et la création d'autres annexes au Khroub ou d'autres communes tarde à se concrétiser. «Je ne suis pas un décideur, c'est aux gestionnaires du secteur de prévoir ce genre d'option qui s'impose», nous a-t-il signalé au téléphone. Une option qui peine à se réaliser malgré le budget colossal accordé au secteur de la santé, de la population et de la réforme hospitalière. Et la formation des secouristes n'est pas en reste pour assurer une assistance effective aux quatre coins de la wilaya, en expansion graduelle. Selon quelques observateurs locaux, le Samu de Constantine, quand bien même il active de jour comme de nuit, manque terriblement de moyens qui lui permettent de répondre aux besoins. Si au chef-lieu l'attente est parfois perceptible, que dire des communes et des localités éloignées ' C'est l'autre équation inquiétante qui tarabuste la population. D'où le recours inévitable à l'élargissement de «box d'urgence» aux localités excentrées ou a fortiori les rendre accessibles à partir des points névralgiques. «Les responsables de la santé publique ont mis en place uneassistance médicale qui se veut efficace en déployant des ambulances équipées. Mais leur nombre ne couvre pas tous les appels des citoyens surtout en simultanée. Considéré comme étant une vitrine de la santé publique, ce service suffoque et parfois il s'apparente à un simple « transport de malade». C'est un ex-ministre de la santé qui avait émis cette appréciation. Ses successeurs en ont-ils tenu compte ' Et lorsque l'on sait que le Samu social devant servir les personnes SDF en détresse, à titre d'exemple, promis en 2010 est toujours attendu, on s'interroge sur les latences qui pourraient entraver le déploiement réfléchi sur les éventuels futurs «points» de Samu à travers la wilaya de Constantine.Les équipes mobilisées tentent vaille que vaille d'accomplir leur mission sans ménager leurs efforts. Pour peu que la population les joints à temps pour tenter de secourir leur proche. Il arrive en effet que les trois numéros groupés soient injoignables. C'est ce qui s'est passé en septembre dernier en raison d'une réfection par Algérie Télécom de quelques réseaux de téléphonie à proximité du centre hospitalier Dr Benbadis. En conclusion, le service d'assistance médicale attend réellement une assistance logistique réfléchie et stratégique en adéquation avec la cartographie sanitaire de la ville pour se targuer d'une prise en charge optimale.N. H.


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