Les élus de
l'Assemblée populaire de wilaya (APW) de Constantine ont traité, lors de leur
dernière session, du thème de la toxicomanie et des mécanismes de sa prise en
charge à l'échelle de la wilaya.
Selon un document
de la commission de la santé et de l'environnement, «les dangers que constitue
le phénomène n'ont plus besoin d'être rappelés, du fait que leurs dégâts au
niveau des populations, plus particulièrement dans les milieux de jeunes, sont
patents et alarmants».
Selon le
président de cette commission, Abdallah Benarab, «le résultat est manifeste et
se traduit dans la réalité par les séries de crimes et de délits commis sous
l'effet de la drogue, rapportées dans les différents rapports de police. Il
s'agit, principalement, de vols, de violence par coups et blessures
volontaires, d'accidents de la route, de violences sexuelles, de tentatives de
suicide et de cas de suicide».
Et notre
interlocuteur de souligner: «Le phénomène prend de l'ampleur en devenant
général, c'est-à-dire qu'il touche aussi bien les garçons que les filles, les
adultes et les jeunes, les célibataires et les mariés. Et les saisies ainsi que
le nombre en hausse des affaires traitées par les services de sécurité en sont
les preuves irrécusables».
Sur le plan des
structures de prise charge médicale et psychologique des personnes qui
s'adonnent à la drogue, la wilaya du Vieux Rocher n'en manque pas mais demeure
largement sous-équipée. Ainsi, le secteur de la santé fournit des prestations
médicales et de protection dans les établissements publics de santé de
proximité au niveau de toutes les communes. Dix structures existent dans
celles-ci, entre centres et polycliniques, qui, sans être de véritables centres
de cures de désintoxication, n'en sont pas moins chargés de l'accueil des
toxicomanes et de leur prise en charge. Il y a lieu d'indiquer qu'un premier
Centre intermédiaire de santé mentale (CISM) a ouvert au mois de juin dernier à
El Khroub et a déjà enregistré 34 demandes de soins et organisé 50 séances de
thérapies psychologiques individuelle et collectives. Un deuxième centre
intermédiaire de santé mentale est actuellement en cours de réalisation (95 %
des travaux effectués) et ne manquent que les connexions nécessaires aux
réseaux d'AEP et de gaz. Sa réception est prévue pour les mois prochains,
indiquent les membres de la commission.
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Posté par : sofiane
Ecrit par : A E A
Source : www.lequotidien-oran.com