
Alors que les enseignants contractuels, en grève de la faim, bouclent leur 24e jour de protestation, pour exiger une "intégration sans condition", les trois syndicats, le Cnapest, le CLA et le SNTE, chargés par la coordination nationale des grévistes de les représenter pour entamer le dialogue avec le gouvernement, ont déposé, hier, une lettre au cabinet du Premier ministre par laquelle ils demandent une réunion avec les hautes autorités du pays pour trouver une solution au conflit. "Nous avons déposé la demande de médiation auprès du chef du gouvernement et nous attendons une réponse pour entamer un réel dialogue avec les autorités du pays", nous a affirmé, hier, un syndicaliste membre de cette commission.De leur côté, les grévistes continuent d'exprimer leur détermination à poursuivre leur mouvement jusqu'au bout de leurs revendications. "Nous maintenons notre décision pour une titularisation sans condition et nous sommes disposés à nous sacrifier pour ce droit légitime", affirme le porte-parole de la coordination nationale du mouvement. Les enseignants, visiblement très épuisés mais toujours très déterminés, se disent déçus par les dernières déclarations du Premier ministre à Constantine, qui, selon eux, n'ont rien apporté de nouveau. "Nous nous attendions à quelque chose, un déclic pour dénouer cette affaire une fois pour toutes, mais nous avons été déçus", indique une enseignante. Pour rappel, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a appelé, avant-hier, depuis Constantine, les enseignants contestataires à "faire prévaloir la sagesse", assurant que "l'Algérie est un Etat de droit" et qu'il était impératif de "respecter les lois".Il a souligné, dans ce sens, que la loi exige de passer par un concours de recrutement obéissant à la nécessité d'assurer l'égalité des chances pour tous, rappelant, dans le même contexte, la volonté du gouvernement à "donner la priorité à ces enseignants".Le Premier ministre a emboîté le pas au ministre de l'Intérieur et des Collectivités locales, Nouredine Bedoui, qui, récemment, avait appelé les enseignants contestataires à rejoindre leur poste de travail, estimant que le gouvernement leur a accordé "suffisamment de temps pour parvenir à des résultats positifs par la voie du dialogue".M. Bedoui a menacé même de recourir à la force publique pour mettre fin au mouvement de contestation avant de se raviser. D'ailleurs le siège imposé au camp des grévistes a été allégé.M. T.
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Posté par : presse-algerie
Ecrit par : M T
Source : www.liberte-algerie.com