Constantine - A la une

La bête immonde a frappé



La bête immonde a frappé
Encore une fois, la bête immonde a frappé. La violence a de nouveau refait surface et a même failli faire des victimes n'était-ce la baraka du football, cette discipline souillée et ternie par les images que l'on voit souvent dans nos stades.A Constantine, le MCA a échappé à un véritable traquenard dressé par des supporteurs clubistes, manifestement inconscients de leur acte. Le bus des Mouloudéens a été caillassé et ses vitres brisées dans un acte inqualifiable et odieux. Pourtant le match en lui-même s'est déroulé dans une sportivité exemplaire. Les 22 acteurs n'ont à aucun moment transgressé les règles du football ni montré une quelconque brutalité. Des énergumènes, sans foi ni loi, ont voulu que ça se termine en queue de poisson et ils ont réussi dans leur ?uvre abjecte. Inexplicablement, la délégation mouloudéenne a été prise à partie par une poignée de pseudo-supporteurs déchaînés à l'idée de voir leur équipe tenue en échec dans son propre fief. Est-il pour autant explicable de se prendre au bus transportant les joueurs du Doyen, tombés dans un véritable traquenard. Ils n'ont dû leur salut qu'à la baraka, celle-là même qui fait que notre football continue à respirer malgré sa mise à mort par cette récurrente violence qui empoisonne non seulement nos stades mais qui donne une piètre image au sport algérien en général et au football en particulier. Cette violence fait désormais partie de ce football pris dans l'engrenage de sa barbarie qui ne finit jamais. Pourquoi en est-on arrivé à accepter cette violence comme une fatalité ' Tant que des mesures draconiennes ne sont pas prises pour l'endiguer, celle-ci aura de beaux jours devant-elle. Il est tout à fait naturel de la voir prendre de l'ampleur alors que les responsables ne font rien pour la contenir, voire l'éradiquer définitivement. Les Mouloudéens ont miraculeusement échappé à une mort certaine, mais il faut reconnaître que la mort rode toujours dans nos stades.


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